La durée infiniment divisible, le temps ne Test pas
505. Le même « moment présent » n'est pas commun à toutes les intelligences. (p. 59.)
506. Le temps jugé infiniment divisible à cause de sa mesure.
L'étendue non infiniment divisible en un sens.
507. Les révolutions mesurent immédiatement la suite des idées, elles mesurent médiatement la durée.
508. Le temps est une sensation : par suite il existe seulement dans l'esprit.
509. L'éternité n'est qu'une série d'idées innombrables : d'où, Ton peut aisément concevoir l'immortalité de l'ame, ou plutôt l'immortalité de la personne, celle de l'ame n'étant pas nécessaire, autant que nous pouvons en juger.
510. La rapidité des idées, comparée à la rapidité des mou-^ vements, montre la sagesse de Dieu.
Qu'arriverait-il si la succession des idées était plus rapide, ou si elle était plus lente ?
511. La chute d'Adam, la pratique de Tidolâtrie, de l'Epicurisme et du Hobbisme, les discussions sur la divisibilité de la matière, etc., sont expliquées par les substances matérielles.
512. L'étendue est une sensation, c'est pourquoi elle n'est pas hors de l'esprit.
513. Dans Thypothèse immatérialiste, le mur est blanc, le feu est chaud, etc.
514. On prouve que les idées premières n'existent pas dans la matière, de la môme manière que Ton prouve que les idées secondes n'y existent pas.
515. Les démonstrations de la divisibilité infinie de Pétendue supposent une longueur sans largeur ou une longueur invisible, ce qui est absurde.
516. Le monde dépourvu de pensée est un nec quid, nec quantum, nec quale, etc.
Quel spectacle étonnant que le monde dépourvu de toutes les intelligences !
(p. 469). — 517. A proprement parler, les personnes seules, ou les choses conscientes, existent. Toutes les autres choses ne sont pas tant des existences que des modes de l'existence des personnes.
518. A propos de l'âme, ou plutôt de la personne, n'est-elle pas complètement connue ?
519. La divisibilité infinie de l'étendue suppose l'existence extérieure de l'étendue ; or, cette dernière est fausse, donc la première l'est aussi.
520. L'aveugle auquel la vue serait rendue pourrait-il reconnaître le mouvement à première vue ?
521. Le mouvement, la figure, l'étendue percevables j^ar la vue, sont difl'érentes des idées perçues par le toucher qui portent le môme nom. (p. 60).
522. La diagonale est incommensurable avec le côté. Chercher comment cela peut ôtre dans mon système.
523. Comment concilier les deux sortes de mouvement établies par Newton, dans mon système ?
524. La limite extrême des surfaces et des lignes non percevable/9er se.
525. L'aveugle de Molyneux ne reconnaîtrait pas la splière ou le cube comme corps ou choses étendues à j)romière vue.
526. L'étendue est si loin d'être incompatible avec la pensée qu'il est impossible qu'elle existe sans cette dernière.
L'étendue elle-même, ou quoi que ce soit trétendu, ne peut penser, puisque tout cela n'est qu'idées pures ou sensations dont l'essence nous est entièrement connue.
527. Pas d'autre étendue que la suri'ace percevable par la vue.
528. Quand nous imaginons deux boules se mouvant dans le vide, nous ne faisons que concevoir une personne affectée de ces sensations.
529. L'existence de l-étendue dans une chose dépourvue de pensée, (ou plutôt dans une chose dépourvue de perception, parceque la pensée paraît impliqiun- Taction,) est conlradictoire.
530. On demande si l'étendue visible est proportionnelle à l'étendue tangible?
531 Dans certains rêves, la succession des idées plus rapide que dans d'autres occasions.
532. Si une partie de matière est douée d'étendue, cette étendue doit être déterminée par une grandeur et une figure particulières ; or, etc..
533. Rien ne correspond au dehors à nos idées premières que des pouvoirs De là, une démonslration directe et brève d'un Etre actif et puissant, distinct de nous, et dont nous dépendons.
(p. 470.) — 534. Le nom des couleurs réellement donné aux qualités tangibles. — Rapporter Thistoire du comte allemand.
535. Comment les qualités visibles et tangibles en sont-elles venues à porter le môme nom dans toutes les langues ?
536. Question — L'elre ne pourrait-il pas être la substance de l'âme, ou bien encore, est-ce que 1 être ajouté aux facultés complète l'essence réelle et la définition adéquate de l'âme? (p. 61.]
537. Est-il possible, dans l'hypothèse de l'existence des corps extérieurs, que nous sachions qu'un corps est absolument au repos, puisq'u^. cela supposant des idées beaucoup plus lentes qu'à présent, les corps qui paraissent maintenant se mouvoir, paraîtraient alors au repos ?
538. Qiuîlle est la chose qui peut ressembler le plus à une sensation si ce n'est une sensation ?
539. Quelqu'un a-t-il jamais vu autres choses que ses idées, pour qu'il compare les choses aux idées, et trouve celles-ci semblables à celles-là ?
540. L'âge d'une mouche, autant que nous le sachions, peul être aussi avancé que l'âge d'un homme.
541. L'hétérogénéité de la distance visible et de la distance tangible démontrée de trois manières différentes :
1" Si un pouce tangible est égal à un pouce visible, foi s'il existe tout autre rapj)ort entre eux), il suit de là que de choses inégales sont égales, ce qui est absurde ; car à quell distance le pouce visible devrait-il être placé pour être égal ai pouce tangible V
2o Un aveugle recouvrant la vue, qui n'aurait pas oncorc vu ses propres membres, ou tous les objets qu'il aurait touchés, en voyant la longueur d'un pied, reconnaîtrait que c'est la longueur d'un pied, si le pied tangible et le pied visible étaient une même idée ; sed falsiim id. ergo et hoc.
30 Par le problèmenjé'llolyneux qui autrement est faussement résolu par Locke et par lui.