‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 162 sur 321 · V. leurs noms, page précéd.^ et ms. fr. 6973, n · texte numérisé non relu

V. leurs noms, page précéd.^ et ms. fr. 6973, n

cclviij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1466

soumettra volontiers à la décision des arbitres, pourvu que le Roi s'y soumette aussi, qu'il cesse les hostilités et que les habitants de Rouen, ainsi que tousses serviteurs soient amnistiés. Enfin, de guerre lasse, il finit par renoncer à la Normandie et à s'en remettre pour son apanage à la décision des arbitres ; mais il persiste encore à réclamer, en faveur de ses amis, l'amnistie ou, tout au moins, des sauf-conduits pour la durée de la trêve, sur le point de se conclure ^ Ces conditions étant acceptées, le ■10 janvier, une suspension d'armes de dix jours, prolongeable pour la durée des négociations, fut proclamée par le Roi, et les ducs de Bretagne et de Bourbon reçurent pleins pouvoirs pour décider de l'apanage^.

Dans l'intervalle, Charles avait, comme nous l'avons dit, quitté Rouen pour se réfugier à Honfleur^. Là, il voulut s'embarquer pour la Flandre-, mais, le vent étant contraire, il dut renoncer à ce projet. Alors le duc de Bretagne, dont la colère s'était un peu calmée, vint, d'accord avec le Roi, le prendre pour l'emmener par mer dans son pays^ Les serviteurs de Charles ne pouvaient le suivre, craignant le ressentiment du duc François et de son entourage. Ils profitèrent donc de leurs sauf-conduits pour faire séparément leur appointement avec le Roi ^. Ce dernier ne demandait pas mieux que de les recevoir en

1. Ces demandes du duc sont antérieures au 9 janvier. Elles furent, en effet, proposées et acceptées pendant le siège du Pont-de-l'Arche. — Instructions du Roi à ses ambassadeurs, auprès du comte de Charolais, ms. fr. G973, p. 129 et ss.

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