Imberl de Batarnav, sire du Bouchage
3. Ms. fr. G961, Legraiid, Uist. de Louis XI, 1. .\1I, p. 75, et ms. fr. 6075, p. 869 (Copies). — Barante (vol. IX, p. 244) semble croire que Bueil n'avait |)as (juitlé le duc de Guienne depuis l'entrevue: ce qui ne parait pas exact. — On rulrouve la mention de celte ambassade dans les Comptes de ta Chambre du Roi, d'Audrô Briçonnel (Ms. fr. 20685). Peu auparavant (3" compte finissant en se|)t. 1469), Bueil avait déjà été envoyé auprès du duc.
4. Lettre des ambassadeurs, datée de Saint-Jean-d'Angely. — Dora Plancher, llist. de Bourgogne, vol. IV, p. 377, et Preuves, CCL.X. — Au mois d'oct. deux chevauclifurs du Roi sont envojés successivement, à toute
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Ces derniers étaient porteurs de deux lettres, l'une officielle et l'autre secrète, dont le duc de Guienne donna aussitôt lecture aux envoyés de son frère. La deuxième missive contenait les points suivants : le duc de Bourgogne désirait, en premier lieu, savoir si le Roi s'acquittait bien de ses promesses et offrait ses bons offices pour les faire exécuter. En second lieu, le duc démentait le bruit très répandu qu'il aurait récemment cherché à s'emparer du gouvernement du royaume, au préjudice des droits du duc de Guienne ^ En troisième et quatrième lieu, il offrait à ce dernier la Toison d'or, et, dans le cas où il l'accepterait, la main de sa fille, Mademoiselle de Bourgogne-. Enfin, il lui demandait la conclusion d'une étroite alliance, en vue de laquelle il avait remis un blanc-seing à ses ambassadeurs.
Sous l'inspiration des envoyés du Roi , le duc de Guienne répondit que, n'étant pas soutenu par ses alliés, force lui avait été de s'entendre directement avec son frère, de la générosité duquel il n'avait qu'à se louer. Quant aux bruits mentionnés par le duc, il n'en avait jamais ouï parler, ni au Roi ni à personne. Il regrettait de ne pouvoir accepter la Toison d'or, se trouvant déjà lié au souverain par l'institution du nouvel ordre de Saint-Michel. A l'offre du mariage, il ne fut répondu que par un pur et simple remerciement. Enfin, ralliance de la Bourgogne était également repoussée, par la raison que le duc se tenait pour obligé de considérer comme ses amis tous ceux du Roi son frère et comme ses ennemis tous les autres. Les ambassadeurs de Louis détournèrent en outre leur hôte d'offrir aux Bourguignons le cadeau obligé en pareil cas, manque de courtoisie qui équivalait presque à un affronta Pour mieux
diligence, de la Lardière et d'Amboise, porter lettres closes du Roi, de grande importance et secrètes, à Saint-Jean-d'Angely et ailleurs, au duc de Guienne, aux seigneurs de Bueil, d'Oriole et du Bouchage (Ja deuxième lettre est adressée aux seuls ambassadeurs). — Au mois de novembre, le Roi écrit d'Amboise à Vaujours aux seigneur et dame de Bueil. — Arch. nat., KK 62, fol. 126, 131 et 244 y.
1. Ceci était, sans doute, une allusion à l'affaire de Péronne.
2. Marie, fille unique de Charles le Téméraire et d'Isabelle de Bourbon, née en 1457.
3. Dom Plancher, l. c. : « Aucuns l'avoient averti de donner de la
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montrer encore sa bonne volonté, Monsieur Charles faisait, quelques jours après, une visite très cordiale à son frère aux Montils-lez-Tours^
(cependant, du côté de la Bretagne, l'affaire des scellés restait en suspens, si bien que la guerre faillit se rallumer à propos du collier de Saint-Michel. Le duc François l'avait refusé, alléguant assez cavalièrement que les chevaliers de l'ordre étaient gens de trop petit état pour lui. Il ne voulait pas, disait-il, tirer au même collier que Gilbert de Ghabannes, sire de Curton, et les MaUres-Jean du Roi. En réalité, il trouvait les obligations des chevaliers incompatibles avec sa dignité de prince souverain 2. Mais, Louis XI ayant fait avancer ses troupes et menacé d'envahir de nouveau la Bretagne, le duc céda aussitôt et des conférences furent convoquées à Angers.
Du côté français, Tévêque de Langres, Jean de Bueil, Louis de Beaumont, Jean de Daillon, Pierre d'Oriole, LuilUer et Gerisay^ conduisaient les négociations qui, commencées avec le mois de février iA70\ durèrent jusqu'en avril. Pendant ce
« vaissele d'argent auxdits Bourguignons, pour ce que c'est une chose « accoutumée de l'aire aux ambassadeurs soit d'amis ou d'ennemis. » Signé : Bueil, Imbert de Bastarnay, Pierre d'Oriole (conf. plus haut, p. cxcij). Les ambassadeurs ajoutent que, dès que les Bourguignons seront partis, ils se hâteront de revenir auprès du Roi. — En novembre, Bueil est A Vaujours (KK 02, fol. 244 v°) et, en décembre, il est présent au conseil du Roi aux Montils-lez-Tours. — Ordonnances, XVII, p. 278.
1. 11 arriva le 23 décembre 1469 et resta jusqu'à la lin de l'année. — Chron. Scandaleuse, \>. 155. — D. Plancher, Jlist. de Bourgogne, IV, 378. — En déc. 1409 ou janvier 1470, le Roi envoie à Bueil, à Vaujours, un messager pour aftaire. De même, fin janvier, à propos du logis des gens d'armes de sa compagnie. — Ms. fr. 6758, fol. 14 v° et 16. Comptes du règne de Louis XI.
2. On assurait aussi que le duc avait accepté la Toison d'or. Le Roi lui donna jusqu'au 15 février pour se décider. — Chron. .Scandai., p. 156.
— Chron. Martin., fol. 343. — Ms. fr. 6961, Legrand, Hist. de LouLs XI, I. Xlli, p. 17 et ss., et ms. fr. 6976, en 1469 {Copies). — Quelque temps après, le duc de Bretagne changeait d'attitude et demandait le collier.
— Ms. fr. 6979. — Lettre du Roi au grand maître, la Guerche, 31 juillet 1472.
3. Les plénipotentiaires du duc de Bretagne étaient Guillaume Chauvin, lévéque tic Rennes, les seigneurs de Quintin et de CoL'tqiien, l'abbc de Bégard, Olivier du Breuil et Euslache d'Épinay. — Ms. fr. 6977, Copies de Legrand.
4. En eflet, nous venons de voir que Bueil était encore à Vaujours le
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temps, le Roi était en correspondance active avec ses envoyés et lettres et réponses se croisaient rapidement ^ Le ^ 6 avril 4 4 70 3, une convention complémentaire du traité d'Ancenis, connue sous le nom de traité d'Angers, était conclue. Elle était ratifiée, le 7 juin, par le duc de Bretagne. Le 2^1 juin, le duc de Guienne lui donnait, sous forme de scellé, son approbation et ratifiait par la même occasion le traité d'Ancenis, formalité qu'il avait jusqu'alors négligée ^ Toutefois, il faisait à propos de ce dernier instrument les réserves nécessaires, au sujet de certains articles concernant son apanage qui n'étaient plus d'accord avec les récentes conventions conclues entre les deux frères.
Quant aux fameux scellés, dont l'échange, destiné à confirmer le traité d'Ancenis, n'avait pu se faire en temps utile, ce point épineux fut réglé par deux déclarations semblables, vrais chefs-d'œuvre de diplomatie^. En effet, par suite d'une
29 janvier. D'autre part, le Roi écrit au duc de Bretagne au mois de février, pour prolonger les conférences d'Angers. — Ms. fr. 6758, fol. 21.
1. Ihid., Comptes de l'écurie du Roi. — En janvier 1470, deux lettres du Roi adressées à Bueil, à Vaujours, touchant les affaires de l'État et les logis de la compagnie de Bueil, fol. 14 et 16. — En mars, plusieurs lettres, de Tours à Angers, aux ambassadeurs et rapporter les réponses. — Les envoyés, momentanément absents d'Angers, reçoivent toujours du Roi une lettre particulière destinée à les mettre au courant (fol. 25, 26 v, 28). — En avril, de Thiers, Thouars, Puy-Regnault, Pont-de-Cé et Civray, à Angers et Vaujours (fol. 30, 31, 32 v», 41 v). — On trouvera également, à chaque feuillet, les traces d'une correspondance très active entre le Roi et le duc de Guienne.