‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 175 sur 321 · V. plus haut, p. vij · texte numérisé non relu

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6. Et non 1470 (v. st.), comme le dit l'abbé Bourassé, p. 185.

7. Elle était pourvue d'un chapitre S('culi»<r de six chanoines et d'un tloyen, remplissant les fonctions de curé. L'érection de la collégiale, par

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vivait à Vaujours, faisant sans doute ménage avec son fils et sa belle-fille.

Enfin, d'après M. Mégret Ducoudray, le cartulaire de Saint- Calais contiendrait une convention^ conclue entre Jean de Bueil, seigneur de ce lieu, représenté par Guillaume de Tibergeau^, son procureur à Saint-Galais, et l'abbé de Saint-Galais, représenté par son procureur Jean de Ronsard^. Ge traité, daté du 4 juillet HTe, fut ratifié par Jean de Bueil en ces termes : « Nous avons signé ces présentes de nostre main et fait sceller « de nostre seel, le quatriesme jour de may, l'an mil quatre « cent soixante et dix-sept^. »

Ge dernier était donc encore vivant le 4 mai -1477. D'autre part, sa femme, Martine Turpin, testait, étant veuve, le 20 août suivant^. Gomme Antoine de Bueil fonda, pour le repos de l'âme de son père et en échange d'une donation faite à l'abbaye de Saint-Satur (en Berry), un anniversaire perpétuel, à la date du

Jean Brette, chanoine de Tours, agissant au nom de l'évêque et du pape, est du 29 mai 1477. — Bourassé [l. c, pièce XVII, p. 232 et ss.) reproduit : 1" une bulle du pape Sixte IV, en date des ides (soit du 13) d'avril 1476, portant érection de la collégiale; 2° deux donations faites à celle-ci par Jean de Bueil les 7 et 20 mars 1477 ; 3° la ratification donnée par Nicolas Aubert, doyen de la collégiale, en date du 7 mars de la même année. ,

1. Bulletin de la Société archéologique de Touraine de 1875, III, 223 et ss., lettre de M. Mégret-Ducoudray. — Hucher, Mon. funér. de la famille de Bueil, p. 27. — Celte convention était destinée à mettre fin aux procès sans cesse renaissants entre l'abbaye et les seigneurs de Saint- Calais. Le cartulaire de Saint-Calais étant inconnu à Paris et au Mans, nous avons cherché sans succès à nous informer, par correspondance, à Saint-Calais même.

2. Fils de Jean, le rédacteur du Jouvencel. A cette époque, ce dernier était donc mort, serable-t-il.

3. Plus tard abbé lui-même, pendant 38 ans, et grand-oncle du poète de ce nom. — Bulletin, L c.

4. Signé : Jh. de Bueil. — Bulletin, l. c, p. 229. — C'est par erreur que M. Hucher (l. c.) imprime le 4 mars, au lieu du 4 mai, ce qui donnerait la date de 1478 et non celle de 1477.

5. Mégret-Ducoudray, l. c. — Ce testament a été vendu, à Paris, le 19 novembre 1866 (Maison Sylvestre, n° 4362 du catalogue), pour la somme de 172 fr. Nous savons aussi, par l'engagement de la vicomte de Carentan à Antoine de Bueil, que le 31 juillet 1478 le père de ce dernier ne vivait plus. — V. P. Just., à cette date.

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7 juillet ^ l'on pourrait conclure avec certitude de ces faits que Jean V de Bueil mourut le 7 juillet ^477.

Il fut, suivant l'usage de la famille, enterré dans la collégiale de Bueil. A la mode du temps, il s'était fait fondre, de son vivant, par quelque maître canonnier, une dalle de bronze^, qui portait gravée, outre une inscription et des armes, l'effigie de l'amiral représenté étendu et les bras croisés^. Malheureusement, lors de la révolution de -1793, les onze tombeaux de la famille de Bueil, contenus dans la collégiale, furent détruits* et la dalle, qui recouvrait la glorieuse dépouille du Jouvencel, disparut comme tant d'autres monuments contemporains.

1. Bulletin, l. c, M. Mégret-Ducoudray ne donne pas la date de cette pièce.

2. Conf. ms. fr. 20493, fol. 2 (en 1481), avec la convention conclue entre Jean Bourré, un orfèvre et un r^inonnier pour faire une statue de cuivre, représentant Louis XI à genoux, de grandeur naturelle. Cette statue était destinée à orner le tombeau de pierre que le Roi avait fait faire, pour lui, à Notre-Dame-de-Cléry. Au loi. 5, on voit un croquis à l'encre, de la statue, chargé en marge d'observations critiques très curieuses, de la main de Bourré, sur la façon de reproduire la flgure de Louis. Ce croquis, d'un monument aujourd'hui détruit, a élé rei)roduit par M""^ Dupont (Comines, III, 339, cl II, 270 et note) et par Quicherat, dans son Histoire du costume en France.

3. Ceci résulte de deux notes, concernant ce tombeau, attribuées à Gaignières. Ces notes, que l'on trouvera au dossier Bueil dans la Collection de Pièces originales, pièces 55 et 56, ont été déjà reproduites par Hucher [l. c. p. 9). En voici le texte : « 1° Au milieu du sanctuaire « du grand autel de l'église collégiale de Bueil est escrit sur une grande « tombe de cuivre : Cy gist sous cette tombe Messire Jean de Bueil, « dont Dieu ait lame, chevalier, comte de Sancerre et baron de Chas- « teuux en Anjou, manj de feu Madame Jeanne de Moulejehan, frère € aisnë germain de feu Louis de Bueil, baron de Marmande, qui gist « auprès de luy, dont vous vo/es les sépulcres. Vous presens, supplie et « requere qu'il vo^is plaise prier Dieu pour lame d'eux; lequel trépassa « le... jour de... mil quatre cent... — 2° Dans l'église de Bueil une « plaque de cuivre jaune, proche le marchepied du maislre autel, chargée « d'une (igure d homme qui est Jehan de Bueil, comte de Sancerre, et « dame Jeanne..., mort li... ayant les bras croisés. Les armes de Bueil « aux ([uatre coins de la plaque. » On voit, d'après ces deux notes, que celle dalle avait élé gravée longtemps avant la mort de Jean V et du vivant do sa première femme, Jeanne de Monlejean, mais après la mort de Louis de Bueil, soit entre 1447 et 1456.

4. Hucher, /. c, p. t et 13; d'après le Registre des Délibérations du district de Neuvy-le-Roi.

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Ici se termine le récit de cette existence de soldat, qui touche à la plupart des grands événements du siècle. Nous avons cherché à peindre l'auteur du Jouvenœl sous le double aspect que sa vie nous révèle. Pareil au héros de son roman, c'est avec une poétique auréole au front que le jeune capitaine de Ghâteau- TErmitage entre dans la carrière. Puis, l'âge arrive, et, comme cela se voit, le Jouvencel, sans reproche et sans souci, devient ambitieux. Il est alors mêlé aux grandes affaires, ainsi qu'aux grandes intrigues. Tombé momentanément en disgrâce, auprès de cette royauté dont il était un des plus fermes appuis, il entreprend son livre, pour charmer ses loisirs et pour y consigner les fruits de son expérience militaire et politique. Il y exprime aussi, en termes émus et éloquents, cet amour sincère des armes qui est le trait caractéristique de son individualité.

Les hommes du xv« siècle ont eu de grands vices, et ces vices s'étalent dans l'histoire avec une ampleur qui ne permet guère de les ignorer. Par ses défauts, comme aussi par ses qualités notre personnage était de son temps, et nous n'avons pas cherche a faire disparaître de son portrait les défectuosités de caractère que l'on peut entrevoir ou deviner.

Nous croyons, cependant, qu'après les Barbazan et les de Lalanig, Jean de Bueil peut compter parmi les meilleurs d'un siècle de révolutions et d'aventures, dans lequel les ambitions étaient grandes et le devoir difficile. Des défauts, après tout vemels pour le temps, ne doivent donc pas enlever à l'auteur du Jouvencel la sympathie du lecteur, pas plus qu'ils ne doivent faire oublier la grande et héroïque part qui lui revient dans la restauration du pouvoir royal et dans la délivrance du sol français.

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