‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 45 sur 321 · Sauf pendant la Praguerie. V. plus bas · texte numérisé non relu

Sauf pendant la Praguerie. V. plus bas

8. Il en eut encore d'indignes, comme Villequier, mais il n'en eut plus de tout-puissants.

Ix INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1433

allait désormais prendre conseil de Charles d'Anjou et du connétable. La reine Yolande et sa fille la reine Marie d'Anjou devaient aussi faire sentir leur bonne influence * . Bueil, Coetivy, Chaumont et enfin Brézé, dont l'astre devait bientôt éclipser celui de ses compagnons, pénétrèrent ainsi dans les conseils et demeurèrent, suivant l'expression de Ghartier, « en grant gouvernement et auclorité avecques le Roy. » Cependant, comme le remarque M. de Beaucourt, ce ne fut pas sans peine que Charles abandonna les errements de sa jeunesse, et, souvent encore, on devait sentir, dans le caractère et la conduite du Roi, la trace des influences néfastes qui avaient pesé sur lui.

La Trémoille ne lut pas le seul à méditer dans sa retraite sur la vérité du proverbe -. Amour de cour n'est pas affiement ^. Bueil en fit aussi la dure et prompte expérience. Depuis bien des années il servait Charles d'Anjou fidèlement^. Il aurait môme été, si Ton en croit Tringant, le principal artisan de la fortune de son maître^. Or ce dernier, bien loin de montrer à Jean V la reconnaissance due à ses éclatants services, n'aurait cherché qu'à lui nuire. Les allégations de Tringant sont confirmées par un passage de Chartier *. Cet auteur constate en effet que, peu après le coup de main de Chinon, les sires de Bueil et de Chaumont furent éloignés « aussi loingz de la court du Roy « comme ilz estoient par devant, et comme estoit ledit sire de <( La Trémoille, lequel ilz avoient ainsi débouté ^. »

1. Pdur la liaison d'Agnès Sorel avec le Roi, v. plus bas, au mariage d'Antoine de Bueil.

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