‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 63 sur 321 · Charlier, ch · texte numérisé non relu

Charlier, ch

3. Tringant, XXIX et XXX. — Ce fait nous aidera à préciser la date de celte expédition: car Louviers, démantelé par les Anglais en ocl. 1431 (Th. Basin, I. 2, ch. xvii), fut occ,u))é et de nouveau fortifié par les Français {Ibid., 1. 3, ch. xi; et Chartier, ch. cxlii), à la fia de 1440. Tringant nous apprend, en oulre, que l'expédition de Louviers est immédiatement antérieure à la prise de Sainte-Suzanne, qui est contemporaine du siège d'Avranches (décembre 1439). D'autre part, l'expédition ne saurait avoir eu lieu pendant le siège de Meaux : car l'adversaire de Bueil, Talbot, faisait partie de l'armée anglaise qui tenta de secourir cette place (Ciiartier, ch. 139). L'expédition de Louviers doit donc être placée entre août et novembre 1439. — D'après une annotation marginale, qui se trouve A la Table du Jouvencel (vas. de l'Arsenal) et au ch. xix do la 2" partie , ces faits seraient racontes dans ce dernier cha|)ilre , ainsi que dans le suivant. Il paraît évident, en eflet, que J-nincheville représente bien Louviers, et le duc Baudoin Talbot. En outre, on retrouvera ((in du ch. xx) un discours analogue à celui (|uo Tringant prête à Bueil, et qui n'a pu être tenu qu'à des prisonniers normands. Mais le reste des événements n'oft're guère de rapports avec l'expédition racontée par Tringant. Très probablement, Bueil venait de Chdteau-Gonlier ou de Sablé {Jouvencel, I. c. — Charlier, ch. 13G), et ses troupes faisaient ])artio de l'armée du duc d'Alençon.

4. Les Fraucaiâ pris dans une place de guerre ennemie, les armes à la main, étaient généralement mis à mort.

1^39] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. Ixxxiij

« seigneur et le myen, ne vous envoyé querre toutes foys que « bon luy semblera. Pour ce, rendez-vous, à tel jour, à Dreux « de chacune parroisse ung homme, sur peine d'estre coruz et « d'estre mis à finance, comme rebelles et desobeissans ^ »

Peu après, parut Talbol. Les deux Bueil, fondant sur l'avantgarde ennemie 2, la mirent en pleine déroute. Talbot lui-même se retira, en grande hâte, sur Verneuil. Éclairé sur le petit nombre des troupes de Bueil, et comprenant que le gros des forces françaises était ailleurs, il n'avait si subitement changé de dessein que pour se porter sur Avranches, où il arriva lorsque le siège était déjà commencé depuis près d'un mois ^.

En effet, tandis que Bueil occupait les Anglais aux environs de la Seine, le connétable, exécutant, de Paris sur Avranches une longue marche de flanc, avait pu, sous la protection du corps de Louviers. passer plus au sud et opérer sa jonction avec le duc d'Alençon.La brusque retraite de Talbot découvrait complètement le cours de la Seine ; mais Bueil n'était pas de force à poursuivre ses avantages. Les deux frères se retirèrent donc à Dreux, où ils se signalèrent par d^autres entreprises ^ Ils ne tardèrent guère cependant à rallier l'armée française, aux environs d'Avranches. Bueil fut chargé, comme lieutenant du duc d'Alençon, de fortifier la petite ville de Saint-James-de- Beuvron, située à quelques lieues de là. Il remporta, dans cette région, de nouveaux succès^ parmi lesquels il faut noter la sur-

. u"oT!"'"^^^''*' ^^^^' ^* -fouvencel, 2- partie, ch. xx. - Chartier ch. 8-i) et Gagum (fol. 121) racontent une histoire analogue sur A de Lore, à propos de son expédition à la foire de Caen en 1430

2. Elle était commandée par Adam Stillon, qui fut fait "prisonnier. 0 était, sans doute, la même armée qui, après avoir tenté de délivrer

DoTt'erSclf-'chartS"" ^^ " ^"™^"''^' ^^"'^"'^^ P^^ ^^''^^''

3. Chartier, l. c. - Daprès Berry (p. 405), le siège d'Avranches aurait commence en novembre, et, d'après le Journal d'un bourgeois de Paris

Im iMnJf î ^a '^T *^- o^"'' ^^'^'■'"^- '^'^ Mont-Saint-Michel, l, 40), Il dura du 30 novembre au 27 décembre. -V. Jouvencel, 3" partie cil. m, une allusion au siège d'Avranches.

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