Il était né le 3 juillet
3. Tuetey, I, 138. — P. Justif., au 27 oct. 1446. Déposition de J. Benoist : « Il envoya monsieur (le Dauphin) en Allemagne pour en délivrer le pays. »
xcviij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. 1 1444
a toute son armée'. » Bueil figure également, comme lieutenant flu Dauphin, sur la liste des chefs de l'armée, établie par lo commandeur d'Issenheim^. En effet, Jean V n'avait point pris part à la Praguerie et le Roi pouvait le considérer comme un homme sûr ^.
Deux autres conseillers auraient été adjoints à l'héritier du trône, dans la personne d'Amaury d'Estissac, conseiller et premier chambellan du Dauphin, et de Jean Sanglier, sire du Boisroguet\ personnage moins connu. Citons encore Gabriel de Bernes, seigneur de Targes, premier maître d'hôtel du Dauphin, négociateur habile^. Parmi les parents de Bueil, nous trouvons, comme chambellan, son frère Louis, récemment délivré de sa captivité chez les Anglais*"'. En outre, Jean de Montejean, son
1. XXXII. — Nous avons mentionné ce point dans une noie datée de déc. 1873, insérée dans l'Anzeiger fiir Sc/nreiz. Geschichte (1874, n* 4). Lcgrand (Hist. 7ns. de Louis XI, liv. I, p. 62) attribue déjà un cominandcincnl important à Bueil, mais il le confond avec son frère Louis. Depuis lors, Fecliter {Basler Tasch., 1862, p. 51 et 52) et Vallet de Viriville ont relevé le fait que Bueil commandait à Sainl-Jacques; mais ils ne connaissaient pas le passage de Tringant, confirmé d'ailleurs par celui du Commandeur qui suit. — V. aussi Sainte-Palaye, Mém. de l'Acad. des inscr. et belles-lettres, XXVI, 700 et s.
i. Tueley, 1, 158 à 167, et II, 511 et s., où l'on trouvera la Première relation adressée aux bourgeois de Strasbourg, par le comviandeur de Saint- Antoine de Viennois d'Issenheim (5 sept. 1445). A la suite des sires d'Orval (Arnaud Amanieu d'Albrel) et de Beaujeu (Pierre, fils du duc de Bourbon), du comte de Dammartin et du maréchal de Jalogues (Philippe de Culant), on y trouve : a Dominus de Bueil vexillifer el locumtenens domini Dalphini. » Après Bueil sont nommés, entr'aulres, le comte de ClermonI, Charles de Culaut, Joachlm Rouhault, les Valpergue, Salazar. etc.. La qualihcation de porte-étendard, donnée à Bueil, signifie seulement (juil faisait porter devant lui le guidon du Dauphin, comme insigne de sa charge de lieutenant (V. plus haut, p. Ixij, au combat de Vivoin, et Tringant, XXI).
3. Au contraire, le Roi gardait avec lui les princes sur lesquels il ne croyait pas jiouvoir compter, comme les ducs de Bourbou el d'Alençon. — V. Lettres du Commandeur ; Tuetej, II, 517.
4. Ou du Jioisroijues. V. plus bas, au traité d'Ensisheim et Lettre de Robinet d'Alnoy, à Jean d'Escli. du 24 juillet. Tuetej, I, 159. — Sanglier fut de ceu^ «jui, dès la Praguerie, entraînèrent le Dauphin dans la révolte. — Escouchy, Beaucourt, III, 19.
5. Tuetey, I, 158 el s. — A la paix, il conduisit les négociations. V. plus bas, môme chap.
G. Tueley, l. c. — Berry, p. 426. — Plus haut, p. xcj.
1444] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. xcix
beau-frère ', et Jean de Daillon, seigneur de Fontaines^. Ajoutons que la garde du Dauphin était formée d'un corps d(^ quatre cents Espagnols commandés par Giiausse de Savac.
Le 5 août, le Dauphin quittait Langres pour Bourbonne-les- Bains. Il était len à Dampierre-sur-le-Doubs^. Le même jour, il signait une convention avec les fondés de pouvoirdes comtes Louis et Ulrich de Wurtemberg, par laquelle le château et la ville de Montbéliard devaient lui être remis pour une durée de dix-huit mois^ Jean de Bueil fut chargé d'occuper la place, et l'ancienne garnison, composée d'Allemands, Bourguignons et Savoyards, fut aussitôt remplacée par un détachement de Tarmée du Dauphin^.
Louis donnait comme prétexte de cette occupation les excès
1. Pensionné de 1 000 livres. - Tuetey. - y. plus haut, p. Ixyj.
2. Gratifie de 1,000 florins à Langres, le 20 juillet 1444 - Tuetev / c — Daillon épousa (avant 1454. - Port.) Renée, dame de Fontaines sœur ou plus probablement fille de Guérin ou Jean de FontaînesS'n (mar de Jeanne Amenart, vainqueur de Vieil-Baugé, mort à Gravant). Renée était donc, sembie-t-il, petite-fille dHardouin'de Fontaines et d^ Marie de Buei (cousme germaine de Jean V) et arrière-petite-fille du fameux Pierre de Bueil, seigneur du Bois. La fille aînée de Renée et de Jean de Dai on Louise, épousa, en 1458, Jacques de Bueil, fils naturelfplus tard
BoLërL^F'^r" ^'''^ '' '''" '^^' '' ^"' «PP-^^ '^^ seigneuries du an p! fm! j" 1."''; °' '' '"'"*§' "'* ''^"^ ^"^ ^'■«"'^^le cadette de Bueil, qui est dite de Fontaines. — V. plus haut, n v liii et dIus ha=; \ la mort de Louis de Bueil (1447) et'à la légiuLti'onT'ja'cques i462'^ ^l\'ç^ ' ^If^P^''^''^^^^ P- •{«*■<•. en 1422, déc. 1462, oct. 1465 et 1631- V aisll if P^Tï ' ,^''''**,f«?r'^. vol. I. - Port, à Fonteme.. -
3 Tuetev 1 nV'' "î'' ^"' '^ '* ^^^' ^"^' '^^^ ^^ (^^ P^^tie), 672. et Lure. "" ''"''" «^o"" P^^sé par Jonvelle-sur-Saône, Luxeuil
xâ'Zt^AkTun; f 1!' "^t.'' '■ - "'"•^ "»« 2^ pièce, datée du S^Hard M/bt ;iV";i?' le Daupliin confirmait les franchises de Mont- « ninlnl^r K^"' ?'^*''' ''^"''^ '^ '"^""«» Suivante : « Par Mgr le
« Ddu phin, vous chancelier, les seigneurs de Bueil de Monteiean de
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c INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE, [I44/,
commis jadis par le bâtard de MonLbéliard ^ dans le pa^s de Langres. La vérité est que, malgré l'avis contraire de son conseiP, le Dauphin jugeait la possession de cette place indispensable pour assurer sa marche en avant et, le cas échéant, sa retraite.
Dans les jours suivants, arrivait à Montbéliard Philippe de Ternant, chambellan du duc de Bourgogne, chargé par ce dernier de remettre au Dauphin une somme de dix mille écus d'or. En outre, Ternant devait distribuer, aux principaux seigneurs de la compagnie, une somme de trois mille cinq cents saluls d'or, dont douze cents étaient plus spécialement destinés et furent remis à Jean de BueiP. Il faut, sans doute, considérer ces paiements comme une indemnité destinée à régler la querelle qui s'était élevée, au printemps, entre la noblesse bourguignonne et les gens du Dauphin, à leur retour du Midi''. Mais
1. Henri de Franquemont, dit le bâtard de Montbéliard, prédécesseur (1438) d'Erard de Neuveroche, dans la charge de bailli de Montbéliard. — Tueley, I, 200, et H, 8.