‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 88 sur 321 · Dep. de Benoist · texte numérisé non relu

Dep. de Benoist

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environ ^ ''^™"^'''- " «^"«^^^ était au service de Bueil depuis 1430

cxxxlj INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1435

sérieuse considération, lors même qu'elles dépoétisent un peu le personnage du Jouvencel, il y a lieu aussi de suspecter d'exagération les dires d'un homme qui chargeait son ancien maître, parce qu'il venait de le trahir.

D'après Benoist, de tous temps, Bueil aurait été tourmenté par son ambition et son amour de l'intrigue : » Il ne souffrait homme avoir autorité par dessus luy. » Il voulait, à toute force, arriver au pouvoir, et lui et ses amis avaient déjà subi diverses mésaventures à ce propos. Cette disposition ne faisant qu'augmenter avec l'âge, il était toujours plus échauffé en sa poursuite, écrivant à Tun d'une façon, à l'autre d'une autre, sans songer au règlement des comptes ^ .

A deux reprises déjà, on Tavait averti de prendre garde. La première fois, c'était à Vienne, en Uauphiné^. Bueil était alors aux affaires avec Charles d'Anjou. Comme il consultait un religieux du couvent de Sainte-Colombe^, nommé Jean Canyvet, « docteur notable en astrologie, » celui-ci lui conseilla d'abandonner la cour, sous peine d'avoir le col coupé, dans un délai de dix ou quinze ans''. Sur quoi, Bueil déclara « que, puisqu'il « avoit dix ans de terme, il ne luy en chaloit, et que, s'il ne fai- « soit ses besongnes en dix ans, dont il estoit en chemin^,... « jamais ne les attendoit faire. » Une seconde consultation n'obtint pas une meilleure réponse ". C'est sous le coup de ces prédictions sinistres que Bueil entrait dans la cabale ourdie par le Dauphin.

D'après Escouchy, dans la deuxième moitié de l'année ^445 et peu après la mort de la Dauphine, un premier assaut avait

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