V. la note 1, même page
5. Ms. fr. 6966 (Copie de Legrand), p. 14. Troiêième compte 4ë iVieelas Erlant, trésorier du Dauphin, •— Maître Jean Botu, secrétaire de Dauphin, Ta de Romans à Paris, pour le procès pendant en Parlemeal, à cause du Dauphiné d'Auvergne, des comtés de Clermont et da SaAccrre et de la baronnie de Mercœur (février 1449, v. st.).
1446J INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. aliij
Toutefois, la journée du lendemain (27 oct.) devait arrêter déânitivement la conspiration. Le matin, le Talet de Benoist fût interrogé par les commissaires ^ Galchaut, de son côté, avait été mandé par le chancelier^, a Quant au point des Agnès, dit « Galcbaut, je lui ai dit que je ne scay que c'est et que je n^y € touche ^. » En ce qui concerne la place du chancelier, il assura avoir entendu dire que Rabateau la convoitait et qu'il en offrait dix mille écus. Interrogé sur ce que Ton disait des trêves, Galchaut fit l'ignorant et déclara seulement qu'il les croyait bten profitables*. Tous les autres propos furent niés par lui effrontément : inutile précaution, car Benoist, malgré les adjurations de Galchaut ^, n'avait rien eu de plus pressé que d'aller raconter aux commissaires toutes les confidences de son ami.
Cependant, le Roi ne se montra pas très irrité. Quelques archers de la garde écossaise, qui s'étaient laissé gagner par le Dauphin, furent seuls mis à mort, et leur capitaine, Goningham, ne dut la vie qu'à l'intervention du roi d'Ecosse. Quant aux autres coupables, ils eurent facilement leur pardon. Le 28 décembre, la Reine accoucha de Charles, duc de Berry. La naissance de ce deuxième fils, qui devait causer plus tard de cruels soucis au Dauphin, devenu Roi, n'exerça pas non plus une influence favorable sur les relations de ce dernier avec son père. Louis, toujours profondément ulcéré, partit peu après
sant la nooTelIe maîtresse du Roi, Antoinette de Maignelais. Le propos de Galchaut montre qu'en 1446 ce personnage, peu honorable, Jouissait déjà d'une certaine influence.
1. Le cliancelier montra peu de confiance en son espion Benoist, car il interrogea aussi Galchaut sur la conduite de ce dernier.
2. Sur la dénonciation de Martin Héron, alors secrétaire du Dauphin, comme Bochetei et Jopilre. Il était fils de Macé Héron, trésorier des guerres du Roi, puis son valet de chambre. -^ Lettres de Louis XI ^ h 28 et ptissim.
3. Il s'agit sans doute des propos qui couraient sur Brézé et Agnès Sorel, qui, disait-on, marchaient d'accord.
4. Allusion aux trêves conclues avec l'Angleterre. Ainsi que nous l'avons vu, on accusait Brézé d'avoir reçu, à ce propos, 400,000 écus.
5. Benoist ne s'était rendu chez Galchaut, k la demande de ce dernier, que muni de l'autorisation préalable du conseil du Roi.
ciUv INTRODUCTION BIOGRAPfllQUB. [1416
pour le Daupbiné^ U ne devait renlrer en Fnnee qu'à k mort de Charles VII. Quelques fluniliers raoeompagnèreDi dans son exil ; mais peu d'entre eux devaient rester jusqu^an boat 6dèicB à sa cause'.
Les deux Bueil ne furent pas sérieusement inquîélÂs. Le samedi 22 octobre, Louis soupait tranquillement au Chqmn- Rouge. à Tours'. Quant à Jean, soit hasard, soit qu'il crikt pouvoir, comme il disait, aller et venir sans se soucier de peracooe. le jour même des interrogatoires (27 octobre), il se montra en ville et se promena publiquement dans les rues. Bien idns, dès la &n de la mémo année, ou le commencement de la suivante, Jean V touchait une pension du Roi et commandait, au mm de ce dernier, à un certain nombre de lances entretenues en Rouergue^. Dès le commencement de 4447, il était dans les meilleurs termes avec Charles VU, ainsi qu'avec son andeo ami Brézé'.