V. la note 1, niêiiie page
5. Ms. fr. GQtVi (Copie de Legrand), p. 14. TroisHme compiê dé ifiealas Manty trésorier du Dauphin, — Maître Jean Botn, secréUIra éê Dauphin, va do Romans à Paris, |K>ur le procè» pendant es ParlflBMat,é cause du Dauphiné d'Auvergne, des comtés de dennoot et de et de la baronnie de Mercœur (février t44U, v. si.).
144e] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. cxlvij
contraire. Pour lui, comme pour le gros public, c'est Brézéetsa bande que Ton yise^ Le Roi même, las de son ministre, est du complot, et Bueil, tout en conspirant, est plus en faveur que jamais'.
L^historien a quelque peine à démêler complètement les fils embrouillés de ces intrigues ', qui lui ofiRrent des foits en apparence contradictoires et se déroulent, au grand jour, pendant des mois, sans que personne semble en prendre souci *. Il parait cependant hors de doute que, dans la pensée du Dauphin, la conspiration était dirigée contre la personne du chef de l'État^. Ce que voulait l'ambitieux héritier de Charles Vil, c'était la direction des affaires et une part dans le pouvoir royal, plutôt que le renversement d'un ministre, quelque influent qu'il pût être d'ailleurs. Croyant trouver dans son ancien lieutenant, Dammartin, un complice dévoué, il lui avait dévoilé ses véritables intentions; mais il n^avait, sans doute, pas jugé nécessaire de les indiquer à tous ses comparses, qui en voulaient à Brézé bien plus qu'au Roi. Louis se réservait, une fois le moment de l'exécution arrivé, de prendre les mesures nécessaires et peut-être de porter la main sur son père et sur son souverain. En tous cas, même en admettant que Bueil et d'autres eussent connaissance de ces projets, de pareilles confidences n'étaient point ikites pour les oreilles des Galchaut, auxquels on laissait croire que Brézé seul était en cause.
Quant à ce dernier, au premier abord, on serait presque tenté de se demander s'il ne ménage pas l'ennemi. Ne se propose-t-il
[.\.P, Just.j aa 18 oct. 1446, diverses dépositioas. On disait partout que Baeily Daillon et Châtillon devaiefll renyerser le Sénéchal.
2. Quant à Benoist {Dép,, 11), interrogé sur le but de l'entreprise, il répond à dessein d'une façon très vague. Il ne connaît pas, dil-il, exac^ tement ce but, mais il le deyine. Il ne croit pas non plus que l'on aille jusqu'aux voies de fait, bien qu'il ne puisse rien affirmer à cet égard.
3. Cette difficulté résulte, eu partie, de ce que les contemporains semblent avoir voulu faire silence sur ce point.
4. La déposition de Dammartin, faite le 27 sept., ne fut point tenue secrète. C'est ainsi que Galchaut en a connaissance {L c, 10), quelque temps avant l'interrogatoire de Benoist (27 oct.).