‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 112 sur 316 · Jout.f 2* part., ch. xxiv. V. aussi ch. xxiit · texte numérisé non relu

Jout.f 2* part., ch. xxiv. V. aussi ch. xxiit

6. Dans le Joucmcely /e comte de ParvenchèreSf qui, d'après Mi (XXXVII), repreM^nte fréquemment Dumiis, comme lieutenant l^teéral Roi. — D'après K^couchy (II, 281) et Basin, il faut mentionner «bmI Ih conseils et les offres de services de Jacques r<eur, comme ayant le Roi à entrer en campagne. ~ Quant au conseil, d'après le il n'aurait été consulté que pour la forme. Ce roman nous doaae, A pis

1449] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. cUz

Dans ces circonstances favorables, ce n'étaient pas seulement les conseillers et les hommes de guerre qui poussaient le Roi hésitant à prendre les armes. Les femmes se mettaient aussi de la partie, et leur voix n'était peut-être pas la moins persuasive. G^est du moins ce que le Jouveneel donne à penser, lorsque, dans une scène curieuse, il dépeint les dames de la cour exhortant Charles à déclarer la guerre ^ Gelui-d vient de quitter la table, et la Reine, suivie de ses femmes, l'accompagne dans sa chambre^. Mais celle qui porte la parole n'est point la Reine, c'est une < moult belle dame, » dans laquelle, avec Vallet de Viriville, nous croyons reconnaître Agnès Sorel ^. < Sire, dit-elle, j'ay ouy dire que vous aviez oy bonnes nouvelles, Dieu mercy. Menez-nous en la guerre, vous en serez plus vaillant et toute vostre compaignie. Nostre heur vous vauldra tant que vous ne sauriez penser. » Le Roi répond sur le même ton plaisant : Ce seroit bien fait de vous y mener ; car je scay bien que, par vous et les aultres belles dames qui estes icy, tout se conquerroit ; mais le Jouveneel a tout conquis et gaigné. Nous n'y aurions jamais honneur. » Sur quoi, la dame reprend plus sérieusement : c Ne vous soussiez de riens. Pensez-vous estre ung roy sans affaire? Nennil. Il n'en fut oncques point. Les grands roys ont les grans affaires ; vous trouverez encores assez où exploictier vostre corps et les vertuz des belles dames quant vous vouldrez *. »

siears reprises, des détails intéressants sur le conseil du Roi. Y., ontre les passages indiqués ci-dessus, 2* part., ch. xi, ainsi que la fin du ch. XXIV et le commencement du ch. xxy.

1. Jouv,, 2* part., fin du ch. xxm. •— On remarquera que cette scène, écrite par un contemporain, semble confirmer la tradition, souvent mise en doute, de la bonne influence d'Agnès sur son royal amant.

2. Pour faire « moult grant chière et beaucoup de beaux esbatements, ainsi qu'il estoit de coustnme. i

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