Pour prendre Caudebec et Monlivilliers
3. Chartier (II, ch. 2t2), présent au siège comme historiographe, se plaint d'y avoir souffert du froid. L'armée se composait, d'aprâ le même loteur, de 6,000 combattants, plus 4,000 francs-archers, non compris les eanoaniers, ouvriers, les troupes de la flotte (qui comptait vingt-cinq gros faisseaux), et un détachement spécial de 1,000 hommes. Après Harfleur^ on prit Honfleur et Essay, dans la Basse-Normandie. — Chron. Martin,
4. C'est à peu près la seule opéraUon offensive entreprise par les Anglais durant cette campagne.
5. Jean, fils du duc de Bourbon et duc lui-même depuis 1456. Il avait époQsé, en 1447, Jeanne, fille de Charles Vil.
6. Entre CarenUn et Bayeux, le 15 avril 14S0. — Chartier (Il^ch. 218) ncoote qu'avant la bataille, pendant que les deux armées étaient en préloice, les Anglais fortifiaient lear front de grands troot et fossés, créa*
clxir INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [I
siège de Bayeux, siège conduit par Charles en personne, a Taide de Danois. Mathieu Gough, qui y commandait, dut ca tuler au bout de quinze jours.
A ce siège se rattache un épisode raconté par Bourdign La convention portait que la garnison aurait la vie sai et qu'elle s'en irait un bâton blanc à la main'; mais, moment où les Anglais, dont beaucoup avaient leurs femi avec eux, évacuaient la ville, Jean de Bueil fut pris de p en voyant environ quatre cents dames s'en aller à pied, com elles pouvaient, en emportant leurs enfants dans leurs bi a Parquoy, dit Bourdigné, le seigneur de Bueil, qui gracû c estoit aux dames, impetra, pour T honneur de gentilles « que les dames, damoyselles, enfans et plusieurs gen <c hommes angloys auroicnt chcvaulx, chariotz et litières p « les emmener^ dont les Angloys le mercièrent fort et Undr « le plaisir qu'il leur avoit fait à grant courtoysie. » Si oi anecdote peint les relations presque amicales qui s^étaient é blies entre le Jouvencel et ses adversaires habituels, elle car térise aussi la façon humaine dont se ût celte campagne'.
ses au moyen de leurs dagues et de leurs épées. L'auteur du /omom (2* part., ch. xvu) cite la bataille de Formigny comme un des nomlMP exemples du danger qu'il y a?ait alors à faire marcher une armée présence de l'ennemi. En effet, les Anglais, qui étaient en très boi position (v. Gharlier et Gaguin), abandonnés par une grande pirtie leurs (entre autres par Gough), perdirent leur ordonnance en Toîilant a chercher une autre position plus avantageuse. La perte des Françait fut, dit-on, que de six hommes. Celle des yaincus fut énorme. — Ni ignorons si Bueil était présent à Formigny.
1. II, 200. — Gharlier (II, ch. 223) rapporte aussi ce fait, mais Si nommer Bueil, dont le Rosier des Guerres (ms. fr. 442, fol. 173 t*) el Chron. Martin, (/. c.) mentionnent la présence.
2. C'est-à-dire sans rien emporter, sauf des Tétements de eorps et viatique de cinq à dix écus par tête. Les dames avaient droit à le robes et joyaux. — V., dans Wars of the English in France, par Stev son (/. c, II, 2* part., p. 730 et s.), le texte de la capitulation, signée j Dunois et Gough, le 16 mai 1450.
3. Lettres du roi Charles VII à l'église de Chartres, à propos de lapr de Cherbourg. — Ms. fr. Gî)65, p. 298 (copie de Legrand). — On de? cette humanité à Tordre rigoureux que le Roi maintenait parmi ses p d'armes depuis la réforme. En effet, les quittances de l'époque montn que ceux-ci étaient, pour la première fois, exactement payés; mais ce
1450) INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. clxT
Au commencement de juin, Tarmée du connétable et celle du Roi, parties des deux extrémités de la Normandie, opérèrent leur jonction sous Gaen * et se mirent en devoir de Tassiéger, chacune d'un côté différent^. Le V' juillet, la ville capitula. Puis ce Ait le tour de Falaise et de Domfront^. Cherbourg restait seul à prendre. Ce dernier siège dura un peu plus d'un mois. Les frères Bureau * s'y distinguèrent, comme ils l'avaient fait, du reste, durant toute la campagne, par leurs travaux d'approche et de défense, ainsi que par Thabile direction imprimée à l'artillerie. Telle fût la fin de cette brillante entreprise, dont le succès fut célébré dans tout le royaume. H ne restait plus aux Anglais que Calais et la Guyenne.
Le 22 août, Cherbourg se rendit' au connétable. Jean de Bueil en Ait nommé capitaine et chargé, avec quatre-vingts lances, de la garde de la place. Le rôle considérable joué par Jean V, sous les ordres de Dunois, dans les événements de Normandie^ lui av2Ût, en effet, entièrement regagné la confiance du Roi. Aussi, ce dernier lui conféra-t-il, peu après, et sur Tavis unanime des princes et des capitaines, une plus haute récompense de ses services. Prégent de Coetivy, sire de Raiz et amiral de France,
hamanité était aussi la conséquence du découragement des Anglais, qui pliaient partout.
1. Vers le 5 juin, d'après le Rosier des Guerres (ms. fr. 442, fol. 173 v*}. — Chron. Martin. — Robert Blondel, l. c, p. 215.
2. Quatre jours après, Bueil et Rouhault, sous les ordres des comtes de Neyers et d'Eu, passaient l'Orne, au-dessus de la yille, et prenaient position aux faubourgs les plus rapprochés de la mer, dans l'abbaye des Dames de la Trinité. — Ghartier. — Escouchy.