‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 122 sur 316 · Outre d'autres seigneuries · texte numérisé non relu

Outre d'autres seigneuries

4. Mandement du Roi, daté de Poitiers, 30 nov. 1451, aux gens des Comptes, au bailli de Rerry, etc.. — P, Just., à sa date.

5. Les arrêts du Parlement avaient fait trois parts égales de la sveoe»sion du dauphin d'Auvergne, dont la première était attribuée à G. de Vienne, la sccx>nde à Jean de Bueil et à sa sœur Anne d'Amboîse. La troisième était dévolue aux princes de Bourbon. Dans la pari de

1452] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. clxxix

tard, à la suite de nouveaux procès et après la mort de Vienne, que Bueil jouit, sans conteste et sans partage, de ce comté, devenu, dans Tintervalle, un fief direct de la couronne ^

Un an après Pacte d'hommage, un accord intervenait, pour le reste de la succession de Béraud Dauphin^, entre Jean de Bueil et sa sœur, Anne de Cbaumont d'Amboise, d*une part, et la famille de Bourbon, de l'autre. Par cet accord, le duc de Bourbon cédait, à Bueil et à Pierre de Cbaumont, les seigneuries de Rochefort, d'Aurière, Fromental et Albujoux, relevant de son duché d'Auvergne, tandis que ses adversaires renonçaient, de leur côté, à tous droits sur le comté de Glermont, le duché d'Auvergne et la baronnie de Mercœur. Le même jour, Bueil faisait hommage au duc de Bourbon pour les seigneuries cédées et terminait ainsi cet important débat'.

était comprise un quart du comté de Sancerre. — V., entre autres, Arch. nit., P 1372^, cote 2081, Paris, 26 juillet 1451 (pièces publiées par Baluze dans son BUtoire de la maison d'Auvergne) et à nos P. Just,

1. Malgré l'hommage prêté au Roi en 1451, les seules pièces antérieures à 1455, qui accordent le titre de comte de Sancerre à J. de Bueil, sont des pièces émanant de la Chambre des comptes, parmi lesquelles la plus ancienne est le mandement royal du 30 nov. 1451, cité plus haut. — En dehors de cette source, les actes les plus anciens à nous connus, dans lesquels Bueil a pris ce titre, sont : 1* deux quittances du l*'mai 1455. Coll. de P. orig,, à Bueil^ pièces 118 et 126; 2* parmi les pièces plus importantes, son contrat de mariage avec Martine Turpin. V., plus bas, ch. XIII, et P. JusU, au 29 janvier 1457. — Quant aux pièces émanant du Parlement et relatives à ce procès, celles de l'année 1454 ne qualifient pas Jean V de comte. La première, à nous connue, qui fasse usage de ce titre, est du 12 déc. 1469. — V. Reg. du Conseil, X*» 1485, fol. 8 V. — P. Just, passim.

2. Par suite de décisions antérieures, le comté de Sancerre restait en dehors de ces arrangements.

3. Du moins, dans sa partie essentielle. — V. vol. II, à VAppêndiee, et, P. Just., les pièces en date du 26 novembre 1452. Nous avons vu plus haut (p. cxlv et s.) Tachai, fait en 1448, par le Dauphin, des droits de Robert Dauphin sar l'héritage de Bérand III. Il semble que Louis avait depuis renoncé à s'en prévaloir. — Duclos {Hist, de Louis XI, I, 74) aflirme, dans une note, que la possession du comté de Sancerre fut confirmée, aux Bueil, par le mariage d'Antoine de Bueil avec Jeanne de France, sœur naturelle de Louis XI (v. plus bas, en 1462). L'hommage de 1451 montre que cette confirmation n'était pas nécessaire. Nous n'avons, da reste, trouvé aucune trace du fait avancé par Duclos, ni dans le contrat de mariage d'Antoine de Bueil, ni dans les documents concernant le procès. V. P, Just.

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