Ibid.y p. 86, à la date du 8 juin
3. Duclos, fort partial, rejette toute la faute sur les conseUlers du Roi. Hais, grâce â la conduite du Dauphin, la colère de son père n'avait pas besoin de stimulant. Quant à Chastellain, aussi très favorable â Louis, les appréciations d'un Bourguignon aussi convaincu ne doivent être acceptées que sous toutes réserves.
4. Un jour, Louis, rendant visite, â Paris et après son avènement, au duc de Bourgogne, lui dit, en le remerciant de son hospitalité : a Sans vons, il est bien possible que je ne fusse pas en vie. i
5. Le bâtard d'Armagnac, le sire de Montauban, etc., sans parler du duc de Bourgogne.
6. Genappes, 22 oct. 1456; Duclos, III, 129. c Offre mondit seigneur Oe
ccxxtUj introduction BIOGRàPHIQUR. [1456
son père, par lettre ou de bouche, et, étant à genoux, à un de ses représentants. Mais, comme il ne parlait pas de se rapprocher de la cour, les négociations n'avançaient pas * . Les eboses en vinrent à ce point que, la Dauphine étant grosse, il Mut une délibération expresse du conseil (22 mars 4464) pour permettre à Hovaste de Montespedon d'emmener en Bourgogne deux dames, destinées à prendre soin de la femme de rhéritier du trône ^.
En effet, Tesprit du Roi était déjà très ébranlé, et le moment n'était pas éloigné où il devait croire^ à son tour, que son fils en voulait à sa vie. Au commencement de juillet, Charles tomba malade. Ayant appris^ que le bruit courait qu'on le voulait empoisonner, il refusa de prendre aucune nourriture. En le voyant décliner rapidement, ses conseillers entrevirent, avec terreur, les conséquences de sa mort, et, sur la proposition de Charles d'Anjou, ils jurèrent, si le Roi se rétablissait, de tout tenter en faveur d'un raccommodement^. Le 4 7 juillet, l'état
c DaDphin) que, nonobstant quelque malTeillance qu'il ait et peut raiioifl nableraent avoir contre eux, qu'il sera content, s'ils se Tenlent employer c pour ses besongnes et affaires, de bien pardonner et de ôter tonte c rancune et malveillance. •
1. Duclos, III, p. 157. En 1159, Tévéque d'Arras, répondant, ea pr6sence du duc de Bourgogne, au nom du Daupliin, aux ambassadean dn Roi, insiste, dans le langage pédantesque du temps, sur la nécessité de prolonger l'absence de Louis. — Le 29 déc. 1457, Bueil est présent ao service funèbre du roi de Hongrie, célébré, à l'insu du Roi maladAy à Saint-Martin de Tours. — Chastellain, III, 381. — Le 13 février 1458, le même fait aveu et dénombrement à René, duc d^A^jou, pour la baroaaie de Cliasteaux {P. Just.). — Le 14 oct. 1458, Bueil est présent à Vendôme, À l'hommage du nouveau duc de* Bretagne (Arthus de Richement). » inv. des Layettes du Trésor, ms. fr. 4440, p. 193. — Le 27 avril 1459, il donne quittance de 240 1. à lui ducs, sur son état de capitaine de 80 lances, pcmr le quartier de janvier-mars 1458. — Or. parch. signé; ms. fir. 26065 {Coll. des QiUttances, vol. 9i), n<> 7265.
2. P, Just.y au 22 mars 1461. Bueil est présent et Bréxé ansal. On remarquera qu'en cette occa$^ion, les conseillers du Roi ne le poussent point vers la rigueur. — Bueil est présent au conseil, à Bourges, le 14 nov. 1460. De même en 1461, lors de la demande de protecUon dn comte de Charolais. — Ms. Dupuy, 761, p. 32. — Barante, VIII, 262.