Et de Guillemette Cochète
4. V. plus haut, p. clj et ss., sa mort, ainsi que des détails sur Jacques, et, p. xcix, la note sur Daillon. Il n'est fait aucune mention, A propos de la légitimation de Jacques, de son oncle Jean V, qui venait cependant de lui faire don de la seigneurie du Portai de Vallaines, fief dépendant de la baronnie de Saint-Calais (v. P. Just aux 23 déc. 1461 et 25oct 1465, et Pescbe, A Saint-Calais et A Vallaines). — Jacques touche différeDiet sommes du Roi dans les années suivantes. Il est qualifié d'écuyer, de conseiller et chambellan du Roi, de sire du Bois, de capitaine des gentilshommes de l'hôtel. En 1469, il a la garde de l'évéque de Verdun (Gnill. d'Haraucourt), Tun des familiers de Monsieur Charles, arrêté en même temps que La Balue, après l'affaire de Péronne. — Ms. fr. 20685, 3* compte d'A. Briçonnet. — Basin, 1. II, ch. xxy. — Comines. — Enfin, en 1471, il est envoyé en ambassade vers le duc de Milan. — Ms. fr. 6758, 122 v*, et 136. — Quelques années plus tard, le frère de Jacques, Thomas, qui est moins connu, devait être également légilimé. — Trésor des chartes, Reg. 197, p. 72 v. Sologne, octobre 1471.
5. A cause de la grosse tour de Bourges. — P. Just, au 9 oct. 1462.
6. V. plus haut, en 1455, le commencement du chap. xm. — Il était très bien vu du duc François.
7. Le Roi cherchait, en même temps, A séparer le duc de Bretagne du comte de Charolais. — Basin, Louis XI, 1. I, ch. xiii. — Dom Morice, Preuves de i'HisU de Bretagne, III, 44 et passlm. — Cette mission de Bueil se trouve faussement rapportée dans nos notes au ms. tt, 20438,
1465] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. ccxIt
trouTons encore une fois le nom de Jean V, comme présent au conseil du Roi^ Telles sont les seules traces de l'activité de Bueil jusqu'à la guerre du Bien public.
La déOance de Louis XI créait à ce mécontent de longs loisirs. Retiré dans ses terres de Vaujours ou de Saint-Galais, il en profita pour entreprendre, avec la coopération de ses fiuniliers, son roman du Jouvencel. Cet ouvrage, rempli d'allusions historiques et de souvenirs personnels, ne fut terminé qu'après la guerre du Bien public et la réconciliation définitive de Bueil avec le Roi. Mais la plus grande partie de ce travail porte des traces manifestes de la sourde opposition faite au nouveau régime par les serviteurs de Charles VII. La glorification du règne de ce dernier y apparaît comme une accusation indirecte portée contre Louis XP. En même temps, les précautions prises pour déguiser ces attaques et les allusions voilées à un passé qu'il était imprudent de rappeler montrent la crainte que commençait à inspirer la force naissante du nouveau gouvernement.
fol. 77. Le fait n'est mentionné ni dans Dom Taillandier ni dans Dom Morice, et nous n'avons pu en retrouver la source.
1. A Acqs, mars 1463. — Ordonnances des Rois, XV, p. 643. — En 1464, aucune mention n'est faite de lui dans les actes da conseil. — V. l. c. et ms. fr. 6971 (copies de Legrand).
2. V., entre autres (Jouvencel, l** partie, ch. m, et 2* partie, ch. xxiv), deux éloges de Charles VII, sans doute écrits après. sa mort. — On trouvera, par contre, à la fin du roman (3* partie, ch. m), un éloge de Louis XI, postérieur à la ligue du Bien public, qui nous montre Bueil entièrement réconcilié avec le nouveau régime. — V. VMroduction lit' iéraire, qui suit.