‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 172 sur 316 · Ce dernier venait d'épouser Marguerite d'York · texte numérisé non relu

Ce dernier venait d'épouser Marguerite d'York

6. Dans l'intervalle , les états du royaume , rassemblés à Tours (6- 14 avril), avaient déclaré que la Normandie ne pouvait pas être séparée de la couronne et que Monsieur Charles devait se contenter d'une penùon de 60,000 livres et d'un apanage de 12,000, pris sur un duché ou un comté à choisir. Ils condamnaient aussi les entreprises du duc de Bretagne et ses alliances avec les Anglais et encourageaient le Roi à employer U force contre lui. Les lettres de convocation étaient datées du 26 février 1468. — Bueil est présent, placé derrière le Roi sur l'estrade. — Ms. fr. 6961, Legrand, Histoire de Louis XI, I. XI, p. U. — Barante, t. IX, 1. 1. — Hisi. généal. de la maison d'Harcourt, de 1662, I, 663; III, 32, 674, 708 ; IV, 2007. - Chron. Scandai., /. c, 132. — Chastellain, V, 387 et 88. ~ Ane. Chron. d'Angleterre, par Wavrin, II, 366. — Le 26 juin 1468, le roi René, duc d'Anjou, dispensait Bueil de produire quittance du droit de rachat dû par ce dernier pour les terres de Ghasteaux, Yaujoors et Lublé, héritées par lui de son oncle Hardouin de BueU. ~ Voir plus haut, p. vij, note 1, et P, Just. à sa date.

7. L'armée de Normandie, sous la conduite de l'amiral, bâtard de Bourbon, refoula prompteraent les Bretons chez eux. — Chron, Sc4>ndaL, 138. — Chron. Martin., fol. 338.

cclxx INTRODUOnON BIOORAPmQUE. [1468

retrouvons Jean de Bueil, dans cette dernière province, fiidflant partie de Tarmée que commandait le marquis de Pont*. Le 24 juillet, Louis envoie Bourré, de Gompiègne, en Aqjou '« avec des lettres pour le roi de Sicile et pour les che& de rarmée'. D'après la très curieuse instruction remise à Bourré, ce dernier devait aviser les capitaines que le Roi venait d'obtenir dn duc de Bretagne et de son frère une prolongation de trêve de quinze jours. Louis se plaignait de ce que ses troupes n'étaient pas entrées en Bretagne dès le 4 5 juillet. Il attribuait à ce retaid la fuite des ducs, qui venaient justement de quitter Nantes pour gagner la Normandie. En conséquence, le Roi ordonnait au mar quis de Pont d'avancer aussitôt en Bretagne et de pousser aussi loin que possible, pour chercher à faire rebrousser chemin aux fugitifs. Dans le cas où ils seraient avisés ofQciellement par l'ennemi de la prolongation de la trêve, les capitaines de Louis pouvaient s'excuser sur leur ignorance, mais ils ne devaient pas retirer leurs troupes, vu le peu de durée de la suspension d'armes^. Une révolte de l'arrière-ban du Poitou^ semble avdr retardé l'exécution de ces ordres machiavéliques. Cependant, les 6 et 7 août, Bueil, Crussoi et les francs archers de Pierre CSomberei mirent le siège devant Champtocé*. Pendant le siège d'Ancenis, qui termina la campagne, le marquis de Pont conclut avec la Bretagne une trêve de douze jours (24 août) qui précéda de peu la paix dite d^Ancenis. Le duc de Calabre, qui arrivait de Catalogne, reçut pleins pouvoirs pour traiter avec les dues de Bretagne et de Normandie (22 août) ^. En même temps, le Roi

1. Nicolas, marquis de Pont, fils du duc Jean de Calabre et petil-ib du roi René.

2. Ms. fr. 20430 (Gaignières), fol. 33. — Ms». fr. 6961, p. 24, et 6975.

3. Soit le marquis de Pont, Bueil, Crussoi, Georges de la Trémoilla seigneur de Craon, et Louis de Beaumont seigneur de la Forest et do Plessis.

A, Celle-ci expirait à la fin de juillet.

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