‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 199 sur 316 · II. Intro'l. hiogr., p. rc^iij, iioti · texte numérisé non relu

II. Intro'l. hiogr., p. rc^iij, iioti

7. \\ Paris. Ms%. de ta HîU. du Hoi, VII, p. 171, ms. iUllea r IK (aiic. TU'A)], fol. \i't r*. Ce Ftiltiim*, rrliê aux armes de Friace, a a^fartenu ^ Ijnits \|V. || n ent |>as ornt* de miniatures, mais de destîM à reiirrr plriiis de goût. Au loi. J3 e^t l'crît d'une érrilure dn xr' aîèdt : S, iiuichart. — M. Delislc {('abénet des mu. de la BibL impéhak, U. 3t5j îndii|ue le ms. tr. 10132 comme étant marqué, au eonuBeaciHMiCf de la signature d'Anne de Bueil, dame de Chaumoot et saur été Jmb T*

INTRODUCTION LITTÉRAIRE. ceety

hit d'avoir conçu le projet du Jouveneel proteste d'ailldurs contre une pareille hypothèse.

Toutefois, Jean V n'était peut-être pas assez expert en la matière pour rédiger à lui tout seul un document qui témoigne chez ses auteurs d^une culture littéraire très étendue ^ Déjà un peu usé par les campagnes, il était aussi découragé paroles disgrftces'. De là, son association avec ses trois serviteurs, dont deux, au moins, étaient des procureurs habitués à tenir la plume'. Durant les loisirs causés par les rancunes de Louis XI, on se réunissait dans les salles de Vaujours. Jean de Bueil dictait ses souvenirs et ses théories morales et militaires. Ses collaborateurs recueillaient avec respect les récits du compagnon de Jeanne d'Arc et leur donnaient leur forme définitive.

A vrai dire, Tringant ne nomme pas précisément Bueil parmi les rédacteurs du Jouveneel; mais, ce qui revient au même, il nous le montre exerçant une surveillance très suivie sur le travail de ceux-ci^. D^aulre part, si les dernières lignes du roman nous font supposer une collaboration', les premiers mots de la Table attribuent au Jouveneel pour auteur unique « ung discret et honnorable chevallier*. » Cette contradiction, qui n'est qu'apparente, laisse assez clairement deviner quelle est dans notre livre la part de chacun ; Tinvention étant Tœuvre de Jean Y et la rédaction celle de ses serviteurs.

1. On remarquera, entre autres, dans le Jouveneel^ outre Alain Chartier, des citations d'un certain nombre d'auteurs de l'antiquité, dont il était d'usage alors d'invoquer Taulorité à tout propos. Enfin, Tauteur dto(3* partie, ch. m) un proverbe italien, il est vrai traduit en français, mais sous une forme très italienne : « Qui ofiende non pardonne. » Boeil, possesseur d'un Boccace, savait-il Titalien ?

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