‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 230 sur 316 · Var. : c gaignier. » B. E · texte numérisé non relu

Var. : c gaignier. » B. E

eussent voullu aider, ilz eussent paie boone rançoo, nonobstant qu'ilz fussent povrement habilliez et qu*ih eussent de grandes soufTraittes et necœssitez. Mais ili esloicnt là niys et ordonnés pour apprendre le mestier de la guerre et pour eulx endurcir au travail ; car oo ne puct niieulx apprendre le stille d'aucun mestier que de le frcciucnter souvent et fuyr les aises du corps, comme trop boire, trop mengier et trop dormir, et plusieurs autres délices charneulx, qui obfusquentM em peschcn t tout entendement de prouffi ter à apprendre et retenir ce à quoy on est adonné^, soit en operatioQ pratique ou en science spéculative. Et ce nous est exemple famillicr ; car nous voyons évidemment que. aux estudians es ars liberaulx et en pliillosophie moralle ou naturelle, on baille peu de viandes et de phiaanoes corporelles ; mais on leur fait prendre paine pour les garder d'afletardir^ et adhérer en oysiveté, qui est niarrastre et ennemve de tout bien et de toute boooe œuvre et de tout labeur prouffitable à Pâme et au corps. El, à ce propos, dit-on en ung commun proverbe que ventre saoul n a en saveur plaisance^. Et certes est-il ainsi de gens de guerre ; car, quant ilz sont eo pais plain, gras et fertile de tous biens, ilz oublient rexercice de la guerre et des armes et converliaseot toute |)rouesse en lasclieté et en paresse. Si fldessent leurs liaults couraiges et les bonnes enlreprinaes qu*ili

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