Var. : f que soy rendre. » C. D
4. f Dieu lui face pardon ! » F. Éd. Vérard. — Arnaud Guiilem, sire de Barbazan, originaire du Bigorre, naquit dans la seconde
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mettre son corps et sa vye à abandon, pour garantir aultruy, comme font les vaîUans hommes d'amies qui se mettent en dangier de jour en jour pour garder le droit de leur seigneur et préserver le menu pueple de toute tribulacion et de Tinvasion des ennemys ? Pareillement la grant foy et bonne espérance des pers de France, qui moururent es plains de Ronccvaulx durant le règne de Gharles-legrant pour soustenir la foy crestienne, laquelle estoit moult traveilliée des infidelles, en espérance d'acquérir Tamour de Dieu et la gloire du paradis. Quant à moy, je croy qu'on va plus à la court pour Tamour de la croix d'or ou d'ai^ent que pour Tamour de celle de boys de cèdre, de cyprez ou de sapin ou d'autre croix, où Dieu souffrit mort. Croiez doncques, Jouvencel, que moult y a de virtus et de grans perfections en ceulx qui sieuvent la guerre. € En après vous vueil parler des grans triumpbes que l'homme acquiert pour sieuvyr les armes^ Les exemples de ceulx du temps passé suffiroient à demonstrer que tout l'honneur du monde est venu par conquérir et guerroyer. Et jamais on ne conquiert sans faire guerre. J'ay ouy reciter aux ders
moitié du xiv* siècle. Il mourut à la bataille de fiulgnénile (Vosges) livrée par René d'Anjou à Antoine de Vaudemoot, -so& compétiteur au duché do Lorraine (2 juillet 1431). Monstrelat, dans le récit qu'il fait de cette bataille (chap. 108), ne dit rien qni se rapporte à la phrase du Jouvencel; il raconte seulement qn'i* vaut la bataille Barbazan avait engagé René à ne pas combattre^ mais que colui-ci ne tint pas compte de ses avis et fut vaincu. " Remanjuons en passant 1 anachronisme que fait Jean de Bu«l qui, écrivant après 1461 , ne remarque pas que Barbazan n était pi^ mort à l'époque où peut être placé ce discotirs.
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que anciennement la seigneurie des Rommains estoit renouvellée par chascun an et baillée à deux consuls. Mais, après que Julles Gesar retourna des parties de France et d'oultre les Alpes, les Rommains, à Tamonnestement du grant Pompée, lui refiuserent les honneurs et les triumphes appartenant à lui à cause des belles conquestes qu'il avoit faitte^, dont il leur prinst si mallement que pour ceste cause en fut faite grande et horrible destruction es champs de Thcssaille^. Si n'est point mémoire que, puis ceste bataille merveilleuse entre lui et Pompée, son gendre, advint ou siècle aussi grant effusion de sang et aussi terrible desconffiture de lignaige humain pour unefibis. Et en mesprint si mallement audit Pompée, pour ce qu'il avoit suggéré ce refus, qu'il en perdit, non pas seullement les grans honneurs et la prééminence qu'il avoit à Romme, mais aussi la vie piteusement, comme l'en treuve plus ad plain en Julius Gelssus. Et à cause de ceste victoire Julius César osta le consulat de Romme et en fist empire. Si fut empereur tout son vivant. Ainsi appert que par la guerre maintenir et sieuvyr, quant mestier en est, on parvient en très hault honneur et acquierton les grans triumphes et les grans seigneuries, et les choses ainsi conquises demeurent en plus grant sceurté et sont de plus de durée que ce qui est acquis au service des princes et des seigneurs. Et de là vint le proverbe qui dit : Service de seigneur n'est pas lieritaige.
c Au surplus reste de reciter la loyaulté et grant
1. Bataille de Pharsale, le 20 juin 705 de Rome, 48 av. J.-G.
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couraige des gens de guerre ; car ilz sont loyaulx et vont le plain chemin sans décevoir Tun Fautre et communéement n'ont point leurs penséez à dissimuUations, frauldes et cavillations, comment ont les gens de court, qui souvent usent de ce mestier. Mais neantmoins faut-il qu'il en soit et en est de bons et de notables hommes et qui s'i scevent bien gouverner. Car les ungs sont clers, les autres y ont esté nourris et sont à cela ordonnez. Et si ne vuelx pas dire qu'il n'y ait preudes hommes et de bonnes gens à la court et qu'il ne faille que les princes soient servis. Mais je vueil maintenir que vostre mestier est le meilleur, puisque vous le sçavez bien faire et que c'est vostre vocation. Mais chascun n'y est pas coDvocqué^ conune vous estes. Et, pour donner fin à mon languaige, je vueil maintenant comparoir la court à la guerre en bien briefves paroUes. € Ainsi comme a dit nostre compaignon qui a parlé avant moy, les malheurtez qu'on puet avoir à la guerre, peut-on aussi bien avoir par sieuvir la court, et des autres encores plus largement, comme povreté, paine, travail, estre mal couchié, mal repeu, mal logié et souvcntefibis pour tous services et bienfais en la fin déshérité, quant on ne s'i scet conduire et qu'on vueit plus faire et plus entreprendre qu'il n'appartient. Et si vient-on aussi bien aucuneffbis à « la court à la mort et à la destruction du corps, < comme on fait par armes. Mais jamais n'y acquiert- « on les biens, les honneurs et les grans renommées « qui viennent en pou de temps par sieuvir les armes.