Var. : « sur le liauli tertre. » C
A. Var. : t accusez. • A.
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c veoir ; car il est nuyt. Mais il nous fault faire dillic gence. »
Adoncq se mirent à chemin et chevauchèrent jusques à ung petit champ, qui estoit advironné de buissons, hors de tous chemins et de tous passaiges; et là se trouvèrent xxv chevaulx. Si conclurent que le butin seroit à bonne usance; c'est assavoir que qui plus y travailleroit, plus y prendroit de proufBt; et fut advisé que, si le butin estoit parti au priz d'une esguillette^, chacun s'attendroit à son compaignon, et ainsi n'y auroit cellui qui ne voulsist peiner ou soy mettre en dangier pour le gaing^. Si furent tous d'accort que ce seroit à bonne usance.
Après ordonna le Jouvencel qu'il en yroit quatre devant, Gervaise Nardereau et trois autres, pour ouyr et escouter s'il y avoit aucune embûche sur le pays ; et ces quatre seroient divisez. Car Gervaise et son compaignon iroient devant et les deux autres après
i. Il y avait trois expressions par lesquelles on désignait la manière dont le butin devait être réparti. Dans chaque expédition Ton convenait si Ton serait « à butin, » ou « à bonne usance, • ou • au prix d'un esguillette. • — Etre à butin, c'està-dire que le butin et la rançon des prisonniers devaient être partagés entre tous les gens d'armes, probablement avec certaines inégalités de répartition en faveur de ceux qui avaient pris quelque chose. De là lo verbe « s'abutiner avec d'autres, t c abatiner quelqu'un avec soi. > — A bonne usance : chacun gardait pour soi ce qu'il avait pris. — Enfin l'expression « estre à butin au prix d'une esguillette » signifiait que le butin devait être partagé avec la plus grande exactitude entre tous ceux qui avaient pris part à l'expédition. (Voir plus loin, tome II, Troisième partie, eh. m.)
2. Var. : • et ainsi n'y eut cellui qui ne se mist en paine et dangier pour le gaing. u B. E.
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environ la longueur d'un ject de pierre^. Et pour estre derrière il en ordonna deux et le surplus oa mylîeu, qui estoient xix chevaulx. Et fut ordoDDé le mareschal à estre tout derrière. Et encores, pour adviser qu'il ne saillist gens entre eulx et ceulx de derrière, le mareschal fist son coustillier tenir environ deux lances derrière lui pour mieulx ouyr s'il loi venoit bruit.
Puis parla le Jouvencel et dist : c Or ça, oompaignons, vous estes bien ordonnez. Mettez-vous tous à chemin et chevaulchez selon vostre ordonnance; et je iray devant vous la longueur d'une lance ou de deux pour sçavoir s'aucun des quatre qui sont devant, ne revient dire des nouvelles, adfin que je les puisse entendre, et parler plus secrètement à culx. Car j'ai chargié Gervaise de parler à aucuns mes amys qui lui diront bien s'il y a riens de nouvel. Mais l'un des quatre pourroit bien revenir eiïrayer la compaignie pour néant; pour ce vueii estre devant adfin de les recevoir, s'aucun d'eulz retourne. >
Quant le Jouvencel eut ainsi parlé, ilz se mirent tous à chemin et chevauchèrent assez longuement sans rien ouyr. Mais je croy bien que, quant ilz oyoient les fueilles trembler et les arbres bruire, ib cuidoyent que l'en les tenist ja par la queue. Si arrestoicnt souvent en escoutant s'ilz orroyent riens venir ne quelque froissiz ou se l'un des quatre qui alloient devant, retourneroit. Si alloient moult bellement et coyement. Et n'eurent gueres chevaudiié en ceste