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4. Loré (Orne, arr. de Domfront, cant. de JuTigny-sous-Andaine), dans un petit pays nommé le Passais. On disUnguait le Passais nenmami (cbeMieu Domfront) dont Loré devait faire partie, du Passait wuineeam (cheMieu Ambrières). Tous deux, compris dans le diocèse du Mans, devaient, à l'origine, faire parUe aussi de la province du Maine (V. Pescbe, III, 7, 192, etc.). Mais le Passais normand avait été depuis lors rèani an comté d'Alençon et à la Normandie. Toutefois, Bourdigné (11, 158) semble considérer Loré comme un Manceau.
1431] INTBODUOnON BIOGRAPHIQUE. xxxTij
d*Alençon, il se tenait, durant les années que nous venons de parcourir, soit à Sablé, soit à Sainte-Suzanne, dont il était capitaine * . Loré, qui avait aussi foit campagne avec la Pucelle, était maréchal du duc d'Alençon, comme Bueil était lieutenant de Charles d^Aqjou dans le Maine et TAnjou. Les intérêts des deux princes à la frontière étaient analogues. Il en résulta, entre leurs serviteurs, une communauté de vues et une camaraderie militaire qui devait bientôt se manifester.
La première expédition partie de Sablé, après les événements d'octobre ^430, fût dirigée contre Château-du-Loir^, place qui, commandant le passage du Loir et la route du Mans à Tours, formait, au sud de Château-rHermitage , un saillant dans les terres françaises^. Grâce à un ingénieur, nommé Jacques Amelin, que Ton fit venir de Touraine *, la place fut promptement réduite*.
A peine de retour à Sablé, Bueil en repartit. Faisant le détour de Laval pour y prendre le sire de Loheac *, il poussa rapidement au nord, jusqu'à Mortagne^. Les Anglais, qui y étaient
1. C'est de Sablé qu'il était parti, à ja un de 1427, pour délivrer Sainte- Suzanne et battre les Anglais à Ambrières. — Bourdigné, II, 156 et s. — Beaucourt, 11, 29 et 44.
2. Tringant, XIX. — Châtean-da-Loir (Sarthe, arr. de Saint-Calais) faisait partie da Maine et appartenait à la famille d'Anjou. L'expédition eut lieu en 1431 vraisemblablement. Bien que Tringant n'indique guère de dates, l'ordre chronologique suivi par lui est en général très exact. Bourdigné, qui, écrivant au siècle suivant, est, sous ce rapport, bien inférieur à lYingant, ne mentionne pas cette exp^tion.
3. On remarquera aussi que la prise de Chàtean-du-Loir assurait les communications de Bueil avec celles des possessions de sa famille, qui étaient situées à Test de la route du Mans à Tours.
4. Avec de VartUlerie, cela va sans dire. Le nom de ce confrère de Bessonneau doit être retenu, comme celui d'un des premiers maîtres d'an art qui commençait à prendre une grande importance.
5. La place dut être confiée, par Charles d'Anjou, au bâtard de Beaumanoir, qui s'y trouvait encore en janvier et juin 1435. Pour les exactions de ce dernier, voy. Tours, Reg, des Comptes, XXVI, fol. 44, et Re§. des Délibérations, fin du vol. V, au 1" juin 1435. — V. aussi plas bas, même date.
6. André de Laval, sire de Loheac, fut amiral, et, depuis 1439, maréchal de France.