‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 309 sur 316 · Var. : « parler. » A · texte numérisé non relu

Var. : « parler. » A

2. Qui est Guillaume de Brézé {Commentaire, XVI, et plus haut p. 2).

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c guet qu'ilz ne partent point que vous ne le saichez. c 11 y a cincq lieues d'ici à Escallon, qui leur a esté c délivrés qui est le plus près et prochain retraid c qu'ilz aient. S'ilz se mettent au chemin pour eulx en € aller, et ilz vous ayent une foys le doz tourné et € vous leur donnez au doz, les premiers ne toume- € ront jamaiz pour aider aux dcrreniers. Et encore c attendroys-je qu'ilz fussent prez de leur place, avant € que les assaillir, si entre cy et là vous ne trouvez c quelque tcndrière^. Car à l'eure qu'on voit son parti c sur ses ennemyz, ofi le doit prendre. Car il vient à € une heure ce qu'il n'avient pas à cent. La guerre est c de telle condicion, qu'on y doit avoir bon pié et <i bon œil . Et vous les pourrez veoir en telle desordre c que, dès le partir d'icy, vous les pourrez bien assail- « lir. Mais, si vous les voyez, au partir d'icy, en belle € ordonnance, conune je doubte que si ferez (car ilz c ont bons chiefz), je diroye que vous attendissiez c qu'ilz fussent prez de leur retraict. Car seurement, c quant genz sont prez de leur retraict, ilz se desor- « donnent tousjours, et est impossible qu'on les puisse il tenir. L'ung est las, l'autre son harnoys le casse';

1 . En margo dans le ms. A. : a II prent Escaloa pour Meungsur-Loirc. d Moung est à 18 kilom. d'Orléans. — G^ mots c qui lour a este délivré • n'ont aucuno valeur historique; ils sont mis simplement pour rintclligonce dos faits du roman. On a vu en effet plus haut ({u'Escalion (désignant alors Marchenoir) avait éié pris par le Jouvencel.

2. Var. : f attendue. * C. quelque embuscade. — i vous ne trouvez en eux (juohfue desarroy. » Éd. Lenoir.

3. Var. : c lo macho. » G. D. F. — a le marche. » B. Mâcher veut dire mator, o.i marcher, fouler; sens de gêner, blesser. — • le blesse. • Éd. Lenoir.

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c ilz voienl leur retraicl prez; Tung a paour, l'autre « désire estre à sauvette ^ 11 y en a bien pou qui € veullent tenir ordonnance. Les chiefz de guerre sont c laz de les avoir combatuz toute la journée ; ilz ne € pevent plus parler de force de crier*. On ne les oït c plus; et, si on les oit, si n'en fait l'en point sem- € blant^. Les chiefz n'ont pas à faire à ung homme € seul ; ilz ont à faire à toute la compaignie. Et sont <t les ungs parmy les autres; chacun se muce et boit € sa part de la honte et dit : Ce n'est pas moy. Et € s'efiForcent de dire trestous : Demourez, demourez ;

< tenez ordonnance; tenez. Mais il n'y a cellui qui ne c voulsist estre à l'ostel. Monseigneur, quant une « puissance desmarche et elle sent que elle a une « autre puissance au doz, croiez seurement que elle « est tousjours en efifroy. Hz ne voient point leurs € ennemyz ; ilz leur ont le doz tourné ; ilz cuidenl de

< chascun hu estre assailliz. Oultre ilz ne pevent tenir <[ ordonnance en allant ; ilz trouveront tant de hayes,

< de passaiges, de chemins, par quoy il fault que les « premiers soient les derreniers. Et chascun craint a cest article, soit petite compaignie, soit grosse. Il € fait périlleux marcher devant ses ennemiz. Et, en n quelque manière que ce soit, on doit tousjours tas- « cher que son ennemy marche devant soy ; car on y

< apprent moult. Si ung homme lutte et il entre le € premier à la lutte, communéement il est abatu. Se « c'est ung homme qui parle et il parle le premier, « son adversaire y apprent beaucoup. Or regardez

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