‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 40 sur 316 · Bn · texte numérisé non relu

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4. Richemont représentait, comme on sait, Talliance avec la Bretagne et la paix avec la Bourgogne. Il venait précisément de signer, à Amiens (1423), un traité avec le duc de Bourgogne, dont il épousait la sœur. Bientôt après, il éloigna du Roi les meurtriers du duc Jean Sans-Peur.

5. Richemont n'était pas seulement rude, il fut parfois maladroit. Cependant ses intentions ne sauraient être suspectées. — V., entr'autres, Groely p. 415.

liT INTRODUCTION BIOGRAPffiQUB. [1432

cesse absent, ce dernier imposa au roi des fityoris de aeoond ordre. Ces créatures, successivement élevées puis renversées par le connétable, n'eurent d'autre but, pendant leur passage au pouvoir, que de se servir de Tinfluence acquise sur l'esprit mobile du Roi pour ruiner Tautorité de celui qui les avait pb^ cées là. Après le règne de Giac * et de Beaulieu ' vint le règne de La Trémoille', le dernier, mais le plus dangereux, par sa situa* Uon, ses talents et son égoisme. Au début, le Roi ne Pavait accepté, comme les autres^ qu'avec répugnance^. Mais, à l'époque où nous sommes arrivés, La Trémoille avait à peu près réussi à écarter le connétable de la cour'.

Après avoir proposé à ce dernier une entrevue à Poitiers, qui fut refusée, il attira dans une partie de chasse trois des amis de Richemont, suspects de complot. Grêlaient : Louis d'Amboise, vicomte de Thouars *, Andrieu de Beaumont, seigneur de Lezay, et Antoine de Yivonne. Amboise, sur lequel le fevori avait des projets, en fut quitte pour la prison et la confiscation de ses biens ^. Mais les deux autres eurent la tète tranchée. Leur

1. Il fat coasu dans un sac et jeté à l'eau, en février 1427. ~ Giac eal connu pour ayoir empoisonné sa femme, Jeanne de NaiUac, alors eneelate, et loi avoir fait faire, une fois empoisonnée, quinze lieues à cheTil, en croupe derrière lui. (Gruel, p. 260.) 11 commit ce crime pour épouser Catherine de l'Isle-Bouchard. — Y. plus haut la note, p. iij.

2. Jean du Vemet, dit le Camus de Beaulieu, égorgé par le maiédiil de Boussac (juin 1427).

3. Georges de La Trémoille, sire de Craon et de Solly, grand chambellan de France^ etc. Sa mère, Marie de Sully, avait épousé en secondes noces le connétable d'Aibret. — Fds. Godefroy, portef. 309, 5* cahier. — Bcrry, p. 374. — Gruel, Mém, de Richemonty p. 260. — V. plue bint (p. iij, note 5) son mariage et sa parenté avec Jean de Bueil.

4. Mém. deRichemonif p. 266. c Beau cousin, • dit le Roi an connétable, « vous me le baillez, mais vous vous en repentirez, car je le connais mieux c que vous, t Gruel ajoute : c Et sur tant demeura La TrimouiUe qu'U ff ne ût point le Roy menteur, car il fit le pis qu'il peut à ce connestable. »

5. Comme il avait réussi à écarter toutes les autres influences rivaleSy entr'autres la Pucelle (v. plus haut, ch. u). Le connétable vivait alors dans sa seigneurie de Parthenay, on Vendée, d'où il observait les èvéoe* monts. — V. plus haut, passim, et Gruel, p. 284 et s.

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