‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 52 sur 316 · Vers 1*0. ou le S.-O · texte numérisé non relu

Vers 1*0. ou le S.-O

4. Ils s'arrêtèrent près de la chapelle Saint- Jacques, aussi nommée Ckth pelle au la chèvre a pris le loup (Pescbe, art. Rouez), située tout près de l'Ormeau, mais sur la commune de Crissé et au N.-E. •» Une peUie rivière séparait encore les combattants. 11 s'agit probablement ici do niiftscau qui coupe la route de Gonlie, au S.-O. de Grissé.

5. Ghartier dit qu'ils repassèrent la rivière à Neuvillalais et se mirent en bataille, ayant l'eau à dos. Geci est contradictoire; car ils aaraicnt ainsi tourné le dos aux Français et fait front au N.-E. Il est InfiDiment probable que les Anglais faisaient front à VO. ou au S.-O.

6. A propos de ce combat, l'auteur du Jouvencel (3* partie, ch. in) remarque que, si les capitaines sont habiles, les armées restent fioaveot fort longtemps en présence sans qu'il se passe rien de décisif.

7. Les Anglais avaient leur front couvert par des haies vives et des fossés (Pesche).

8. Jean de Vendùme-Ghabannois. — D'après Dom Taillandier (I. c.)y Bueil aurait commandé l'arrière-garde.

1434) INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. Ixv

menaient la bataille. On profita de cette longue attente pour faire un grand nombre de nouveaux chevaliers * . Charles d'Anjou tint à honneur d'être armé par Richemont. Ce der« ni^ refusa d'abord par humilité, alléguant que le duc d'Alençon était bien mieux qualifié, mais il dut céder aux instances de Charles d'Anjou. Celui-ci, à son tour, arma plusieurs de ses serviteurs. Bueil, Coetivy, Brézé, Cliaumont, la Vaissière^ furent du nombre^.

Sur le soir, au soleil couchant, comme les Anglais ne bougeaient pas, on leur envoya un héraut d'armes, pour les sommer de venir combattre, ou de rendre les otages et de lever le siège. Ds choisirent la dernière alternative. Les Français se décidèrent alors à se retirer. Sillé était délivré; d'ailleurs, les vivres manquaient. Cependant, avant de partir, les chefs tinrent conseil pour décider du sort de la place. Tous les capitaines furent d^avis de la brûler^. Le connétable, foct irrité contre Aimery d'Antenaise, à cause de sa composition avec les Anglais, voulait même lui faire couper la tête; mais Bueil, qui avait la charge de Sillé, défendit avec chaleur son lieutenant et se fit fort de garder la place'. Tandis que les Français rentraient sans déflance à Sablé, leurs ennemis feignirent de reprendre le chemin de leurs garnisons habituelles. Toutefois, le lendemain, revenant brusquement sur leurs pas, ils s'emparèrent sans peine de Sillé, puis de Beaumont^. D'après les idées du temps,

Page 1