‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 69 sur 316 · Tringant, XXIX · texte numérisé non relu

Tringant, XXIX

5. Tringant, XXX. — Entr'autres, sur André TroUop et sur un person-

Ixxxjv INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1440

prise de la ville et du château de Sainte-Suzanne, dans le Maine. C'était encore un tour joué à Mathieu Gough, qui, bien que commandant la forteresse, était alors absent. Un gentilhonuoe anglais, du nom de Jean Ferremen, qui avait épousé une Française du Maine, promit de livrer la place. Il devait chanter une certaine chanson, pour indiquer qu'il était de garde aux remparts. Au jour dit, Bueil et ses hommes vinrent jusqu'au pied de la muraille et, le signal étant donné, dressèrent leurs échelles contre le château. En un instant, il fut escaladé. Alors ils se répandirent dans la ville en criant : « Saint- Denis, ville gagnée. » Les Anglais, surpris, ne purent résister. Us furent Mis prisonniers ou durent se sauver en chemise par-dessus les mur& « Ledit seigneur de Bueil et ses compagnons y gagnèrent beau- « coup d^avoir et de richesses; car c'estoit la plus riche j^ace « et la plus forte de tout le pays et celle qui plus de mal faisoit « et plus nuisoit es pays d^Aniou et du Maine * . » Aussi, lorsque, peu après, les Français durent lever le siège d' Avranches ', Budl^ évacuant Saint-James-de-Beuvron ^, vint se retirer dans Sainte- Suzanne et refusa de s'en dessaisir, à la grande colère de son légitime propriétaire, le duc d'Alençon'^. Nous pouvons tirer de l'affaire de Sainte-Suzanne la preuve

nage qui est Dommé, dans certains manuscrits, Jeanneqnia Bachelier, et» dans d'autres, Pasquier ou Jean Basquet. Le même personnage est employé, en 1447, aux négociations pour la délivrance du Maine. — Escouchy^ t. III, p. 175. — Bibl. de VÉc. des chartes, 2* série, t. 111, fol. 112. Ce dernier travail, tiré par Vallet de Viriv. d'une chronique anglo-normande inédite, indique à tort l'année 1429, pour la date de la prise de Sainte-Suzanne, au lieu de déc. 1439. — V. Rosier des guerres, fol. 160 t«, Chrom. du Mont-Saint-Michel, I, 40, et, plus haut, p. Ixxxij, en note.

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