Soit 9,000 hommes
2. Les hommes libérés, formés en détachements, sont la eoodaile et chefs nommés à cet effet , furent renToyés dans leurs foyert, amnistiés, avec ordre de reprendre les traTaux des champs. Dea saires locaux sunreillaient l'opéraUon qui fut terminée dans fetpace et quinze jours. La tranquillité se rétablit ainsi dans le royaose, par enchantement.
3. Dunois fut ins|)ecteur général. Brézé, Floquet et le dac de reçurent une compagnie (Vallet de Vir., III, 58).
4. Bueil est, dès octobre 1446, qualifié de capitaine de gems fi en Rouergue; mais la nature de ce commandement n'est pat " CoU, de Pièces originales, à Avort (pièce 1} et à Ànthenaise (pièee 2;. Communie, de M. de Reaucourt. — Dans un plan de canpa^M pov b conqu<^te de la Normandie, qui doit dater de 1449, Bneil esi iadifW tutnime devant commander 100 lancés. En février et mars 1450, il est capitaine de 80 lances, ordonnées en Rouergue. En janvier 1451, il commande 80 lances en Normandie. Kn 1453, 100 lances. A la in de 145S il en 1454, il ne commande plus que 80 lances. Ajoutons qa'il n*j avail, entre les coinpagnieii de 80 lances et celles de lUO, qu'une diféreace d'cf* fectif pun*ment accidentelle et temporaire. De même, Dnnoia, ^ eam^ mande en Normandie KK) lances fournies, durant le premier qoaitiv di l'année 1451, n'en commando plus que 80 durant le trolsièiDe qaaitiv. sa compagnie ayant subi des pertes en Guyenne. — fiibl. «aU, ■§•■ frs., 20487, fol. 75; 26080, n* (;397. — Clairambanlt, 144. — Gliârteara|ai«» XVI, n*« 247, 259, 270 et 277. - Coll. de Pièces orig., dosiier Bwil, pièces 110 à 124. — P. Just., au 14 mai U51.
1445) INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. exxix
OU même cassé comme Dammarlin ^ . En effet, dès la un de Tannée 4 443y Brézé était devenu tout-puissant à la cour ^. Homme de tête et poU tique habile, ce nouveau favori dirigeait les finances, et ce poste envié n'était pas celui qui lui faisait le moins d'ennemis. Enfin, il était au mieux avec Agnès Sord, dont rinfluence sur le Roi atteignait alors son apogée '.
Le plus haut placé de ses adversaires était le Dauphin, que la fin de la campagne et la réforme trouvaient mal disposé. Jaloux et avide de pouvoir, Louis se plaignait de ce qu'on le laissait sans argent, sans influence et, le plus souvent, sans amis-, car on faisait ce que l'on pouvait pour les lui enlever. U avait sollicité une augmentation de pension et l'entrée au conseil *. Un moment, il avait cru qu'on allait lui donner part au gouvernement; mais ses espérances avaient été cruellement déçues*. Dans son ressentiment, il croyait ou feignait de croire qu'on avait voulu se débarrasser de lui en l'envoyant en Allemagne*. D'autres grands personnages étaient aussi les ennemis
1. La fidélité d'Antoine de Chabannes semblait douteuse au Roi ; à plus forte raison deyait-il en être de même pour Jean V. — Voici, d'après la Chron. Mariinienne (fol. 287 et 288), l'histoire de Dammartin. Cassé de son commandement de 25 lances, il revêtit un jour un costnme de deuil. Le Roi lui en ayant demandé le motif, il répondit qu'on lui ôtait la vie en lui étant ses gens d'armes. Charles lui offrit alors une pension de 600 livres, que Chabannes refusa fièrement, pour rester au service du Dauphin. De Û, le rôle joué par lui dans la conspiration de 1446 (v. plus bas, même ch.).
2. Pierre de Brézé (v. plus haut, p. xciij) devint successivement sénéchal de Poitou, puis chambellan, grand maître d'hôtel du Dauphin, capitaine de 100 lances (1445) et, enfin, après la conquête de la Normandie, grand sénéchal de cette province (1450). — Vallet de Vir., III, 103. — Port, art. Bréié. — Plus bas, passim.