‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 106 sur 324 · Près de la porte des Chartreux · texte numérisé non relu

Près de la porte des Chartreux

4. Seuls les archers étaient descendus de cheval. Bueil, placé près de la porte de Beauvaisis, avec Clermont et Jalognes, ne prit point part à l'assaut. — Chartier, II, ch. 201. — Escouchy, I, 215.

clxij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [iU9

consentements L'action terminée, Charles témoigna à ses ofBciers le mécontentement que lui avait causé cette impradenoe, c en remonstranl, par la raison de guerre, que ainsi ne devoit estre fait'. » Cette réprimande prouve que Charles YII était assez compétent, en matière militaire, pour se risquer, tout souverain qu'il était, à faire, en public et devant ses capitaines, la critique des opérations.

La rébellion continuant, la ville tombait au pouvoir des Français le 49 octobre. Quant au château et au palais^, à l'attaque desquels Bueîl contribua, ils capitulèrent quelques jours aprte'*. Les Anglais restaient libres de se retirer où bon leur semblerait. En revanche, ils s^engageaient à rendre Caudebec, Tancarville, Honfleur, Arques et Montivilliers. Ils devaient aussi payer cinquante mille saints d^or au Roi et six mille aux négociateurs. Pendant que Sommerset s'en allait à Harfleur, Talbot était laissé comme otage avec plusieurs autres seigneurs anglais, parmi lesquels les fils de lord Bergavenny et du comte d'Ormond *.

1. Ghartier (ch. 202) se trompe donc lorsqu'il dit que le Roi ne vint que jusqu'à Darnetal, à quelque distance de Rouen. — Rasin (l. 4, ch. xix) dit que le Roi, alors à Louviers, donna son consentement à cette tentative, bien qu'il n'ajoutât pas grande foi aux promesses de la dépatation rouennaise. — D'après Ghartier, Escouchy et Gaguin, l'assaut aurait été ordonné par le Roi lui-même.

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