‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 121 sur 324 · Bép. de J. Tudert. P. Just · texte numérisé non relu

Bép. de J. Tudert. P. Just

2. V. plus bas, ch. xyi, au 22 oct. 1469, l'ambassade de Bourgogne auprès du duc de Guienne, de laquelle il résulte que l'absence de ces présents était presque considérée comme une injure. — En 1452, le duc de Bourgogne (Barante, VIII, p. 408) fait compter 6,000 reydders d'or aux ambassadeurs français, médiateurs entre lui et les Gantois. — En 1449, lors de la prise de Rouen, Sommerset paye 6,000 saints aux négociateurs de la capitulation (Escouchy, III, p. 360). — Cependant, on Toit parfois quelques personnages plus scrupuleux refuser ces dons compromettants. Ainsi en 1419, lors du traité du Ponceau-Saint-Denis, les conseillers du Dauphin ayant reçu du duc Jean de Bourgogne une cédule de 500 moutons d'or, Barbazan la refusa (Beaucourt, Hist. de Charles VII y I, 149). Mais, en 1452, Barbazan était mort depuis longtemps et son émule, Jacques de Lalaing, le dernier des chevaliers, devait peu après disparaître (en juillet 1453. — Escouchy, II, 84).

3. V. plus haut, p. cxxiij, note 3, et cxxxj. Ces gratifications, d'ailleurs, n'impliquaient nullement, dans Tespèce, l'abandon des intérêts de TEtat. Bn effet, plus tard, lorsqu'il s'agit de faire exécuter les stipulations de Clep-

1452] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. e&ey|

breux témoins et la publicité donnée, à la demande du duc, sont caractéristiques ^ Bien plus, Bueil assurait avoir agi avec l'approbation du Roi et après Tavoir consulté. S'il est permis de douter de TafOrmation de ce témoin peu impartial, une chose reste cependant certaine, c'est TindifiFérence complète, montrée par Charles, indifférence qui résulte, soit de la faveur dont Bueil continua à jouir sans interruption, soit de Tenquète toute bienveillante à laquelle ses actes furent soumis peu après. En effet, nous verrons, plus loin, que cette enquête, déjà citée^ n'avait pas tant pour but d'examiner si les plaintes du duc de Savoie contre les conseillers du Roi étaient fondées, que de mettre à néant une autre accusation bien plus grave qui pesait sur la tête de BueiP. Vallet de Viriville attribue, en partie, la prompte conclusion de la paix de Cleppié à la nouvelle de la révolte de la Guienne et de la prise de Bordeaux par les Anglais^. Il ressort, au contraire, des témoignages contemporains que Charles ne Ait informé de cet événement qu'au mois de novembre et le traité une fois signé ^. Le Roi, qui s'était transporté de Cleppié à Pomiers, pour y célébrer la Toussaint, envoya, au reçu de cette nouvelle', Amancy auprès de ses conseillers, qui se trouvaient®, avec le duc de Savoie, à Saint-Germain-Laval. Ces derniers se rendirent aussitôt auprès de celui-ci , pour « lui dire bien et

pié, le Conseil n'en poursuivit pas moins sa tâche. — Y. plus haut, p. cxc, la note sur la conclusion de cette affaire.

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