Y compris le cardinal
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douloement la prise dudit Bordeaulx, en manièFe qu^il ne s'esbahit. » Tant de précaution laisse à supposer que Tinoid^it aurait été loin de fevoriser les négociations, s'il avait été connu plus tôt
Le retour offensif des Anglais, dans une province qui leur conservait de rattachement, semblait tout remettre en question. En réalité, il devait fournir aux armes de Charles VII l'occasion d^un dernier et décisif succès.
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lon^ L'amiral de Bueil, nommé, d'après son biographe, lieutenant du Roi deçà la Gironde, aurait ainsi pris le pas sur les maréchaux^. Si la chose était peu conforme aux préséances, ce choix était suffisamment justifié par le renom militaire, ainsi que par la haute situation du JouvenceL La \iUe fut assiégée, le <3 juillet, par un corps fort de quatre
1. CastilloQ, sur Dordogne, air. de Liboarne, à Test de cette TiOe et de Bordeaux.
2. TriDgant, /. c. — Berry, 470. — D'après la Chron, Mari. (foL 2fô), les deux rnaréchaui faisaient partie du détachement dirigé contre CastilkML D après Chartier, tous deux assistaient aussi à la bataille de CastHloa, tandis que Tringant dit positiTement que le maréchal de Jalogan (qui signa la capitulation de Saint-Emilion quelques jours après) était alors à Bergerac. Lohéac aurait donc été seul présent. — La non-participatioD da gros de l'armée française à la bataille de Castillon '^renseignement important dont Vallet de Vir. n a pas fait usage; n'est mentionnée que par Berr) et Tringant. Chartier constate, en effet, sans l'expliquer (ch. 261), que, peu de jours après Castillon, l'armée du comte de Clennont se trouvait au delà de la Garonne et en Médoc. Noos ignorons, par suite, si ce dernier corps, qui avait tenu une partie de ThiTer sor la nwe droite de la Gironde (notamment à Bourg et à Blaye. — Basin), a^ait opéré sa jonction, au mois de juin, arec l'armée royale, où s'il avait, sans l'attendre, franchi la Dordogne et la Garonne. Le silence des historiens plaide en faveur de cette dernière hypothèse, ainsi qne le fiait que les noms des officiers de l'armée de Clennont (saof celai de Jean Bnrean) ne paraissent pas dans les préliminaires de Castillon. D*aDtre part, il semble peu naturel que Clermont, trop fiûble pour tenir téîe aux Anglais, n'ait pas attendu l'arriTée de l'armée de secours a^ant de décrire tout autour du Bordelais une marche en demi-eerde très périlleose. Eo tous cas, Clermont n'avait franchi la Dordogne (rers Bergerac probablement, que peu avant la bataille de Castillon et après avoir reço des renforts. — 11 y a lieu de relever ici une «reor d'Eseoaehy. Cet aateur
II, 64), au lieu du comte de Clermont (lieutenant général d^mis la première expédition. — Chartier), indique Danois comme le chef de Tannée du Médoc et comme lieutenant général du Roi en Goienne. Or, Basin (liv. V, ch. Ti) dit positivement que Dnnois fat chargé de garder la Normandie pendant cette expédition. Entre autres preuves, nous trouvons, dans la Vente des biens de Jacques Cceur (Arch. nat., KK 328, f *^ 88 à 99 V*), la mention de la présence de Dunois à Rouen, le 1^ septembre, et un mémoire de lui, daté de Harfleur, 16 sept. 1453. L'erreur d'Escouchy, produite, sans doute, par une confusion avec la première campagne de Guienne, a passé dans plusieurs ouvrages modernes, entre autres dans celui de Dom Devienne {l. c, I, 95 et s.}. — Nous donnons ici, d'après Tringant et Chartier (ch. 261), les noms des principaux personnages de l'année de Clennont : le comte de Foix, le sire d'Albret, le sire d'Orval, Théaulde de Yalpergue, Saintrailles graiid écuyer, Bernard de Béam, le vicomte de Tnrenne, le sire de Lavedan, etc. : en tout 800 lances, plus les francs archers.
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le Bordelais d*être conquis, presque en entier, par Tennemi^ Le 2 juin ^ 453, Charles partit de Lusignan avec son armée et la fit entrer en Guienne ^. Pendant que Jacques de Ghabannes prenait Ghalais^, Bueil, ayant sous ses ordres le sénéchal de Poitou, Louis de Beaumont et Pierre de Beauyau, seigneur de la Vaissière*, avec cinq à six cents lances, assiégea et prit Gensac*.
L'avis de quelques capitaines était de se porter directement sur Bordeaux; mais Jean Bureau fit prévaloir un plan plus sage. Le gros de Tarmée, sous le comte de Clermont, devait opérer sur la rive gauche de la Garonne, tandis qu'un deuxième détachement, qui, d'après Tringant , avait Bueil pour chef*, devait s'emparer des placés du cours de la Dordogne. Celles-ci pouvaient, en effet, en cas d'échec, servir de ligne de défense à l'armée royale. On décida d'attaquer, en premier lieu, Gastil-
1. Durant l'hiver, les Bordelais reçurent d^Aogleterre de grands approvisionnements et un renfort de 4,000 hommes, commandé par Roger de Gamois.
2. Le Roi était à Tours le 10 avril, aux Montils le 12, à Poitiers le 28, à Lusignan le 2 mai (Vallet de Vir.). Il séjourna ensuite aux environs d^Angouléme.
3. Charente. — Le siège fut mis le 3 juin et la ville prise le 7 (Chartier).
4. Beauvau avait sans doute acquis cette seigneurie de Macé Tiercelin (V. plus haut, p. clv). Il avait succédé à Bueil, comme lieutenant du comte du Maine. — Ëscouchy (II, 32) nomme aussi un Picard, Hugues de Salli.
5. Gensac, Gironde, arr. de Libourne. Ëscouchy dit 5 à 600 combattants (lances ?) : ce qui est sûrement une erreur. — L'abbé O^eilly, Hist. de Bordeaux, II, 50.
6. Tringant, XXXIV et XXXV. — La version de Chartier (cb. 260 et 261) n'infirme en rien le dire de Tringant. En effet, d'après le premier, l'armée n^avait point de chef suprême ; mais les maréchaux , l'amiral , le grand maître, le comte de Penthièvre, le sénéchal de Poitou, le seigneur de la Vaissière, Jean Bureau^ etc., étaient, comme commissaires royaux, chargés de la conduite des troupes. Aux personnages nommés ci-dessus, on peut ajouter, diaprés le même auteur, comme faisant partie de l'armée de deçà la Garonne, Gaspard Bureau, maître de l'artillerie, les gens du comte de Nevers, ceux du comte de Castres (fils du comte de la Marche), etc., et, d'après Tringant, Joachim Rouhault, les sires de Montauban et de la Hunaudaye, René de Scépeaux et enfin le sire de la Forest. En effet (ce qui prouve l'exactitude de Tringant), le nom de La Forest figure, quelques jours après Castillon, au bas de la capitulation de &aint-Emilion. — V. aussi Chron. Martinienne, fol. 295.
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loa^ L'amiral de Bueil, nommé, d'après son biographe, lieutenant du Roi deçà la Gironde, aurait ainsi pris le pas sur les maréchaux^. Si la chose était peu conforme aux préséances, ce choix était sufBsamment justifié par le renom militaire, ainsi que par la haute situation du Jouvencel. La ville fut assiégée, le >I3 juillet, par un corps fort de quatre
1. Caslillon, sur Dordogne, arr. de Libourne, à Test de celle ville et de Bordeaux.
2. TriDgant, L c. — Berry, 470. — D'après la Chron. Mari. (fol. 295), les deux maréchaux faisaient partie du détachement dirigé contre Gastillon. D'après Chartier, tous deux assistaient aussi à la bataille de Gastillon, tandis que Tringant dit positivement que le maréchal de Jalognes (qui signa la capitulation de Saint-Emilion quelques jours après) était alors à Bergerac. Lohéac aurait donc été seul présent. — La non- participation du gros de Tarmée française à la bataille de Gastillon (renseignement important dont Vallet de Vir. n^a pas fait usage) n'est mentionnée que par Berry et Tringant. Ghartier constate, en effet, sans Texpliquer (ch, 261), que, peu de jours après Gastillon, Parmée du comte de Glermont se trouvait au delà de la Garonne et en Médoc. Nous ignorons, par suite, si ce dernier corps, qui avait tenu une partie de Thiver sur la rive droite de la Gironde (notamment à Bourg et à Blaye. — Basin), avait opéré sa jonction, au mois de juin, avec l'armée royale, où s'il avait, sans l'attendre, franchi la Dordogne et la Garonne. Le silence des historiens plaide en faveur de cette dernière hypothèse, ainsi que le fait que les noms des officiers de Tarmée de Glermont (sauf celui de Jean Bureau) ne paraissent pas dans les préliminaires de Gastillon. D*autre part, il semble peu naturel que Glermont, trop faible pour tenir tète aux Anglais, n'ait pas attendu l'arrivée de l'armée de secours avant de décrire tout autour du Bordelais une marche en demi-cercle très périlleuse. En tous cas, Glermont n'avait franchi la Dordogne (vers Bergerac probablement) que peu avant la bataille de Gastillon et après avoir reçu des renforts. — Il y a lieu de relever ici une erreur d'Esconchy. Cet auteur (II, 64), au lieu du comte de Glermont (lieutenant général depuis la première expédition. — Ghartier), indique Dunois comme le chef de l'armée du Médoc et comme lieutenant général du Roi en Guienne. Or, Basin (liv. V, ch. vi) dit positivement que Dunois fut chargé de garder la Normandie pendant cette expédition. Entre autres preuves, nous trouvons, dans la Vente des biens de Jacques Cœur (Arch. nat., KK 328, f" 88 à 99 V'), la mention de la présence de Dunois à Rouen, le i" septembre, et un mémoire de lui, daté de Harfleur, 16 sept. 1453. L'erreur d'Escouchy, produite, sans doute, par une confusion avec la première campagne de Guienne, a passé dans plusieurs ouvrages modernes, entre autres dans celui de Dom Devienne {l. c, I, 95 et s.). — Nous donnons ici, d'après Tringant et Ghartier (ch. 261), les noms des principaux personnages de l'armée de Glermont : le comte de Foix, le sire d'Albret, le sire d'Orval, Théaulde de Valpergue, Saintrailles grand écuyer, Bernard de Béarn, le vicomte de Turenne, le sire de Lavedan, etc. : en tout 800 lances, plus les francs archers.
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mille hommes d'armes * . En outre, huit cents francs archers, sous le commandement de Joachim Rouhault^, se logèrent dans une abbaye voisine. Jean et Gaspard Bureau^, qui menaient avec eux une nombreuse artillerie* et sept ou huit cents ouvriers, eurent à peu près terminé, en quatre jours, un grand retranchement défendu par des palissades et des fossés. . Cependant, Talbot, qui s'était, au printemps, emparé de Pronsac, était rentré à Bordeaux à l'approche de Parmée royale. Là, il voulait attendre et choisir son heure pour attaquer. Mais les murmures des Bordelais le forcèrent à reprendre roflénsive plus vite qu'il ne comptait. Bien instruit de ce qui concernait les Français, il se décida à laisser le gros de leur armée s'avancer tranquillement, sur la Garonne, pour attaquer le détachement de Gastillon, qui, moins nombreux, était, en outre, gêné par son artillerie*.
Le 46 juillet, il quitta Bordeaux et gagna Libourne*. Averti par la garnison de Gastillon, il fit trois lieues dans la nuit, pour surprendre, le 47^, au point du jour, les francs archers d'An-
1. Escouchy. — La Chron. Mart, (fol. 295) parle de 800 hommes^ mais il faut lire lances. £a effet, d'après Chartier, les troupes du siège de Chalais comptaient, à elles seules, enyiron le chiffre indiqué par Escouchy, auquel il faut joindre, diaprés ce dernier auteur, le détachement de fiueii à Geusac. 11 semble résulter de ces chiffres qu'une bonne partie de ces deux détachements, alors réunis, avait été consacrée À renforcer l'armée du comte de Glermont.
2. Joachim Rouhault , seigneur de Gamaches , depuis maréchal de France, est regardé par Tringant (XXXIX) comme un élève de Bueii.