‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 168 sur 324 · Chron. Scandai. ^ p · texte numérisé non relu

Chron. Scandai. ^ p

3. Le 13 Janvier 1471, Bueil est à Vaujours. Les lettres du Roi sont de peu postérieures à cette date. — Ms. fr. 6759, p. 80 r» et 82.

4. Entre le 23 janvier, date du départ du Roi de Paris, et le 4 février. — Chron, Scandai, y p. 168 et ss. — Chron. Martin., fol. 346.

5. Ms. fr. 6961. Lcgrand, Hist. de Louis 2U, 1. XIV, p. 26. — D. Plancher, Hisi. de Bourgogne, IV, 399. — Barante. -- Ces événements se passaient en mars d'après Basin, et en février d'après Coroines.

6. Les ducs de Guienne et de Calabre y étaient avec lui. — Comines.

7. Legrand, Hist de Louis XI, 1. XIV, p. 26 et s. — Barante, IX,

1471] INTRODUGnON BIOGRAPHIQUE. edmj

c omime je la risquai pour le service du feu Roi votre père. « Mais, depuis son temps, la guerre est devenue bien différente, c Pour lors, quand on avait huit ou dix mille hommes^ on € comptait que c'était une très grande armée; ai^gourd'bui, c'est « bien autre chose. On n'a jamais vu une armée plus nombreuse € que celle de Monsieur de Bourgogne, tant d'artillerie, tant de « munitions de toutes sortes ; la vôtre est aussi la plus belle qui « ait été assemblée dans le royaume. Pour moi, je ne suis € accoutumé à voir tant de troupes ensemble ^ Gomment gout vemer tant de gens ? Gomment empêcher le trouble et la cona fiision dans une telle multitude? Il n'y faUait pas tant de c science autrefois ; la promptitude et la vaillance suffisaient pour c avoir le meilleur dans une bataille. Aujourd'hui, je suis en « peine d'aviser à ce qu'il faut faire, et ne puis du tout répondre c sur ce qui pourra en advenir. »

Dammartin, plus entreprenant, soutenu par la msyorité du conseil, voulait engager la bataille. Gomme on n'arrivait à aa(ame conclusion, il fut décidé que chaque capitaine remettrait, par écrit, son avis motivé à Gaston du Lion, sénéchal de Toulouse^. D'après Gomines, le Roi aurait pu, avec avantage, prendre Foffensive à ce moment^ ; mais Pavis prudent émis par Bueil concordait trop bien avec les inclinations naturelles de Louis pour qu'il ne fut pas adopté. Le Roi flt donc défense aux gens d'Amiens d'exécuter la sortie projetée et l'on resta sur la défensive.

Cependant, le duc de Bourgogne voyait une deuxième armée

1. m, p. 371. " Nous tirons de ce dernier auteur le texte du discours de BoeU. Ce discours, bien qu'évidemment refait^ d'après un original que nous n'avons pu retrouver, nous paraît donner une idée juste de la situation. — Dom Plancher (IV, 399) se borne, à ce propos, à une simple mention. De môme, pour Wavrin, Anciennes Chron, d'Angleterre^ vol. III.

1. En effet, à part les campagnes relativement peu importantes de 1465, 1467 et 1468, Bueil n'avait pas fait sérieusement la guerre depuis 1453, c'est-à-dire depuis dix-huit ans.

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