Ajoutés après coup dans le ms. A
2. Dans son Catalogue {imprimé) des mss. de la bibliothèque de Genève, éd. de 1779. D'après une note qui nous est communiquée par M. Th. Dnfour^ directeur de cette bibliothèque, ce ms. a été acquis, en février 1720, par Ami Lulliu, avec d'autres mss. provenant de la collection de Paul Pétau, et donné avec ceux-Kîi à la bibliothèque de Genève. On sait que les mss. de Pétau (mort en 1614) provenaient en grande partie de l'abbaye de Fleury-sur- Seine, dans l'Orléanais, dont les richesses avaient été sauvées par Pierre Daniel, lors des guerres de religion (1562). Il est donc probable que le ms. H est originaire d^une région voisine de la Tonrafaie, si ce n'est de la Touraine elle-même. — D'après une note de M. Delisle, les mss. Pétau auraient été marqués par des lettres suivies de chiffres. Ce ms., qui porte dans le catalogue Pétau, ainsi que sur le verso de la couverture, le n" 98, est, en eiFet, marqué, en tête du premier feuillet, de la cote O^». — Catalogue imprimé (sans date) de la
collection de feu M, Pétau, conseiller, etc — Delisle, Cabinet des
mss. de la Bibl. impér., I, 287 et s.
3. V. pages 3, 41 et 334. La première représente des cavaliers traversant une plaine entre deux châteaux. La deuxième, un combat à pied devant une enceinte (Crathor?). La troisième, une rue avec des pages et des chevaux. De l'autre côté, le Jouvencel, à genoux, reçoit ses pouvoirs du roi Amydas.
4. € Ce seroit tolir à votre frère son heritaige, ce que je ne vueil faire pour mille chose au monde, i C'est là que s'arrête le ms. Notre-Dame qui suit.
cccxYJ INTRODUCTION LITTÉRAIRE.
des gages de bataille. Les miniatures et la table sont réparties en tète de chacune des trois parties de Pouvrage, ce qui caractérise aussi les manuscrits M, D et I. En revanche, le manuscrit ne renferme presque aucun des sommaires placés en tête de chacun des chapitres. Ajoutons que le copiste saute fréquemment des mots et que l'orthographe paraît plus simple que dans le manuscrit de TArsenal. Ce manuscrit est intermédiaire entre le manuscrit de Gotha, d'une part, et celui du fonds Notre- Dame, de Tautre.
(D.) — Manuscrit du fonds Notre-Dame.
Manuscrit colé à la Bibliothèque nationale, ms. fr. 24384 (anc. fonds Notre-Dame, 205^), in-4o, parchemin à lignes longues, -189 folios, écriture du rv* siècle^. Le i&KiQ du Jouveneel occupe les 4 55 premiers folios ; le reste du manuscrit est rempli par un Armoriai d'une autre écriture, contenant les armes d'un grand nombre d'états et de familles. Il .est orné, aux folios 4, ^15 et ^124, de trois miniatures semblables à celle du manuscrit de Genève, mais avec bordures plus complètes.
Le manuscrit, qui contient le morceau sur les Gages de bataille (435 v^^], mais non le Commentaire, et qui n^est pas tout à fait complet, se termine exactement aux mêmes mots que le manuscrit de Genève. On a ajouté ensuite les lignes qui terminent le manuscrit français 492^, copiées au xtii^ siècle sur celui-ci avec quelques variantes, comme l'indique une note de la même époque sur le manuscrit même. La Table de la première partie du Jouvencel fait défaut^. Les deux autres parties de la Table sont réparties en tête des deux parties du roman comme dans les manuscrits de Gotha et de Genève. II en est de même pour les trois miniatures. Les initiales, grossièrement
1. Sur le feuillet de garde est écrit, d'une écriture du xY*oa zyi* siècle: « Â la bibliothèque de l'église de Paris. »