‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 229 sur 324 · Les manuscrits portent : « rendre · texte numérisé non relu

Les manuscrits portent : « rendre

2. Le Commentaire (V) nous apprend au contraire que Jean de Bneil ne voulut jamais aller à la cour : « Homme ne le povoit tirer en court ; aussi n'estoit pas sa voccation. Si y eust-il de ses amys qui lui conseilloient assez. » Le passage et les discours qui vont suivre sont donc probablement une fiction de Jean de Bueil, qui met dans la bouche des compagnons du Jouvencel les objections qu'il fit lui-même à ceux qui l'engageaient à aller à la cour.

3. Var. : t Voulez-vous j a alerlàbaler la queue? » Éd. Vérard.

4. Var. : c Ha! beau sire, mon amy, puisque vous avez voullenté et désir d'estre homme de guerre et de suivyr les armes et que Dieu, etc. i> Id.

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c guerre, et faire tousjours vostre mestier que d'aller c à la court presser le Roy ne faire Tennuyeux après c les seigneurs , despendant vostre argent et perdant € le temps, comme font plusieurs qui ne sçauroient c vivre, si on ne leur donnoit. Et, comme vous scavés c assez, on s'ennuye de donner souvent; et, quant <E les dons faillent à telz gens, ilz demeurent tous c esbahis. Je ne ditz pas que les princes et les grans c seigneurs ne puissent avoir des serviteurs et que, c lorsqu'ilz sont en leur grâce, ilz n'en puissent assez c amender et qu'ilz ne facent que saiges de les servir, c Mais ceux qui délaissent leur voccacion et qui vont c à la cour passer leur temps en oysiveté, sans besoing c qu'il en soit, ne sans sçavoir à quel propos ilz y c vont, les seigneurs dient, quant ilz les voyent : « Veez-là tel ; je le congnois bien ; je l'ay autrefois « veu. » Car les princes sont de telle condicion que, c tant plus ilz voient les gens , moins ilz les prisent. € Mais, quant vous sçaurez bien vostre mestier, vous « en viverez bien et vous recueilleront les princes « voullentiers. Car ilz auront tousjours à faire de vous, « tant que vous pourrez baston lever ne porter, pour <E ce que tousjours est il guerre en quelque païz que ce « soit, et ne puent tous ces seigneurs longuement durer « en paix. Car, se maintenant l'un est en paix, l'autre € est* en guerre.

« Et, se vous vouliez dire : je deviendray viel ; je « ne dy mye qu'avant que vous le devenez, vous n'y € devés penser, et le povez mieulx faire par ce moyen c que par autre. Et par ce ne vous attendez point que

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