‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 250 sur 324 · Var. : « referrer. » Ed. Vérard et Lenoir · texte numérisé non relu

Var. : « referrer. » Ed. Vérard et Lenoir

2. Pour passer une haie on plaçait de chaque côté de la haie deux tréteaux sur lesquels on mettait quelques planches réunies ensemble, qui s'appelaient un c soUier; » puis on montait sur ce plancher par une petite échelle et on redescendait par le même moyen de l'autre côté de la haie.

3. Lance signifie ici un homme et non pas une réunion de six hommes, comme ce mot le signifia plus tard. C'est du moins la conclusion à tirer de ce qui suit quelques lignes plus bas.

4. Var. : « Et, posé que non et qu'il criast à l'arme. » Ed. Lenoir.

5. Turquoises ou truquoises, tenailles à plusieurs usages. (La« borde, Emaux du Louvre,)

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ciseaulx et tenailles. > — < Or ça, dist le Gappitaine, c'est très bien dit et bien advisé. Mais parlons et advisons où nous trouverons nos gens. Premièrement nous trouverons en ceste place de quatrevingts à cent hommes, tant à pié comme à cheval, et la place gardée : car je feray demourer tous ceulx qui ont acoustumé d'aller au bois ou au labour et garderont la place. Puis envoyerons quérir Foul- Uères, qui est aux Gaves, qui nous amènera queleque soixante hommes. Nous trouverons aussi de gens de païs autres quatre-vingts ou cent hommes, c'est assavoir, Gallebrun, Jehan Hamon* et toute leur sieute. Ainsi serons environ deux cens hommes au plus. Mais ce n'est pas assés. Touteffois, se nous demandons aide à ces grans seigneurs du payz^, et . il vient à leur congnoissance, se ilz y sont, ilz auront tout l'honneur et le proufBt et nous n'en aurons que la paine et le travail; pour ce vault mieux qu'ilz n'en sachent riens. Mais nous avons icy près monseigneur de Rocqueton^, qui est bon homme, qui nous fournyra bien* quelque cent honmies. Si le

1. Foullières, Gallebrun et Jean Hamon sont probablement de petits chefs de routiers qui se trouvaient alors aux environs du Mans.

2. Les grands seigneurs qui se trouvaient dans le Maine à cette époque étaient le sire dé Lohéac, plus tard maréchal de France, en garnison à Laval {Commentaire, XX) et Ambroise de Loré, maréchal du duc d'Alençon, qui était à Saint-Gélerin (Saint- Génery-le-Gérei). (Voir J. Ghartier, ch. 69.)

3. Monseigneur de Roqueton désigne le sire de Raneton ((7ommentaire, XVI. Voir la note 3, p. 3).

4. Var. : t qui est bon homme et saige ; il nous servira bien de quelque, etc. » Ed. Lenoir.

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€ vault mieux mander et lui donner quelque quartier c en la ville , se nous en venons au-dessus. » — c Vrayement, dist le Jouvencel, cappitaine, c'est très c bien advisé. Mais il faut que vous déterminez le jour c que ce sera, avant qu'on le leur voise dire. Si est c neccessité que ce soit au jour que la lune ne soit pas € plaine, mais qu'on y puisse chevaulcer deux pu trois c heures, adfîn que nous ne soyons descouvers par

< les gens du païs. Car ce sont tous villaiges entour. € Et me semble que mardy prouchain la lune sera € droictement en bon point pour faire nostre em- € prinse. » — « En bonne foy, dist le cappitaine, il € sera mardy la feste des Innocens * ; je n'y entreray « ja ce jour. Mais mercredy, soit. Si avons six jours « d'espace pour assembler nos gens et mettre à point

< nos besongnes. ^ Ainsi fut le jour establi entre eulx et conclud que le mercredy seroit l'entreprinse de la ville de Crathor. Et, ces parolles dittes, se départirent jusques au lendemain, qui fut jeudy, et se tira chacun en sa chambre.

Le lendemain au matin , parlèrent de rechief ensemble le Cappitaine et le Jouvencel, et envoierent certains messaiges à ceulx dont ilz avoient parlé le jour de devant, c'est assavoir, au sire de Rocqueton, FouUières et Gallebrun, leur dire et denuncer l'appoin^ tement qu'ilz avoient prins, et en quel lieu ilz se dévoient rendre à eulx, et le jour. Si mandèrent au sire de Roqueton qu'il se rendist à la Yannaiz à jour ^ couchant et qu'il ne venist point devers eulx à Luc,

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