‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 52 sur 324 · P. Just., à cette date · texte numérisé non relu

P. Just., à cette date

3. Ou, ce qui revient au même, de la famille de Sillé, puisque Guillaume de Sillé vivait encore. En effet, ce dernier n'avait que deux filles, l'ane Anne, déjà nommée, l'autre Béatrix, abbesse d'Urval. (Pesche, à SUlé.)

1435] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. Ixv

saient dès lors à œtte famille. Si nous rapprochons cette l^ypo thèse de ce que nous savons de la naissance d'Antoine de Bueil * fils aîné de Jean Y issu de ce mariage, cette supposition n'; rien d'inadmissible.

Vers 4435, le découragement était grand chez les Anglaû et le désordre augmentait chaque jour. Leur chef, Jean, du( de Bedford, se mourait. Enfin on s'apprêtait à signer la pab d'Arras, qui, réconciliant les Français avec les Bourguignons allait tourner ces derniers contre l'Angleterre ^. La dominatioB étrangère, dans le nord de la France, se trouvait ainsi réduite à un triangle, s'étendant de la Bretagne à la Flandrç, dont la mer formait la base allongée et Paris le sommet^. Cependant^ en dehors de cette région, un certain nombre de places solidement gardées, dans les environs de Paris ou dans TOuest^, permet* taient aux Anglais des retours offensifs qui devaient leur procurer encore des alternatives de succès. Les Français cherchaient, à resserrer le blocus de la capitale, en s'emparant des forteresses qui, en amont et en aval, assuraient son approvisionnement^. Au nord, les gens du Roi, et bientôt les Bourguignons, agissaient sur la Somme, sur l'Oise et jusque dans le pays de Gaux. Plus au sud, les Angevins parcouraient toute la basse Normandie. Dans cette province, restée longtemps paisible, l'anarchie était telle que le gouvernement s'était vu contraint d'armer les paysans, soit pour résister aux incursions

1. Il était encore mineur, soit âgé de moins de vingt et un ans, le 23 décembre 1461. V., plus bas, ch. xiv, à cette date, son mariage ayec Jeanne de France.

2. Bedford mourut au château de Chantereine^ près Rouen (14 septembre 1435), du chagrin qu'il ressentit de ces n^ociations. Le traité d'Arras fut signé le 21 sept. 1435. — Arundel, blessé à Gerberoy, était mort aussi (mai ou juin). V. Basin, ffist. de Charles VU, 1. III, ch. iv, éd. Quicherat {Public, de la Soc. de l'Hist. de France). — Avant le siège de Sillé , Arundel avait poussé une pointe sur Ëpinard, à quelques kilomètres au N. d'Angers. — Chartier; Bourdigné; Anselme^ IX, p. 672; Beaucourt, II, 49. -— V. aussi p. suiv.

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