‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 82 sur 324 · V. plus haut, p. ciij et s · texte numérisé non relu

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4. Pour se rendre en ItaJie. — Ici s'arrête le procès- verbal dont nous avons parlé plus haut. La fin du document fait défaut.

5. Ces détails seraient tirés d'une lettre du conseil de Bâle à TEmpe-

1444] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. csU

Cependant, le ^ 3 septembre, on arriva à un arrangement définitif ^

On remarquera les transformations successives de la politique du Dauphin à l'égard de Bâle. Tout d'abord, la reconnaissance des moyens de défense de la cité l'avait sans doute convaincu quUi était inutile de songer à emporter la place autrement que par une surprise ^. De là, le piège tendu aux Bâlois, le jour de la bataille. La force ayant échoué, le Dauphin, au lendemain même de la bataille, et encore sous l'impression de la résistance opiniâtre des Suisses, eut recours aux négociations. En effet, il était dans le caractère du futur Louis XI de redouter les hasards des combats. L'intervention du Concile était aussi de nature à faire réfléchir, tandis que, d'autre part, les ambassades des Bâlois laissaient à supposer qu^on les persuaderait facilement d'accepter la domination française. Louis fut encore confirmé dans ces sentiments de modération par Tfaostilité subite de ses alliés allemands, manifestée, soit par le mauvais accueil fait aux Écorcheurs en ForêtrNoire, soit, chose plus grave encore, par le langage peu amical des ambassadeurs impériaux. H y avait lieu, enfln, de tenir compte de la Bourgogne, fort mal disposée et qui pouvait, d'un jour à l'autre, reprendre courage et couper la retraite aux Écorcheurs^.

Les Bâlois s'étant montrés aussi rétifs à la douceur qu'à la force, Louis se hâta de conclure la paix avec les Suisses. Aussi bien, ces derniers, après leur échec, étaient dans des dispositions paciOques. D'ailleurs, le Dauphin ne se souciait pas de

reur, datée de la 5* férié après la fête de saint Michel Archange (29 sept.), soit du jeudi l'"" octobre. — Ochs et Fechter, L c.

1. A Ensisheim, où le Dauphin s'était transporté. — Wurstisen, p. 384.

2. On aurait pu, il est vrai, tenter un siège. Mais, autant le Dauphin se serait fait peu de scrupule d'enlever Bâle par un coup de main, autant il lui répugnait d'avoir recours à un siège en règle.

3. Les exploits de ces derniers, et d'autres griefs encore, troublaient, à tout instant, la bonne intelligence entre la France et la Bourgogne. Celle-ci prenait, dès le mois de juillet, des mesures de défense contre les Écorcheurs et, le U octobre 1444, le duc Philippe signait un traité d'alliance avec Louis duc de Bavière. — Escouchy, I, p. 17. — D. Plancher, IV, p. 257 et 8., et Preuves, n» 137. — Tuetey, passim.

cxx ntmoDucnoN biooraphiqub. [1444

continuer une guerre difficile, qui Tintéressait médiocrameiit, alors qu'il se voyait contraint de renoncer à la possesaioii de Bftle qui lui importait beaucoup plus. S'étant donc transporté, le 5 septembre, à Ensisheim, Louis y tint une contérenoe airee les envoyés des conseils et des principales villes de la Suisse. Un armistice de vingt jours Ait conclu, à partir du 20 septembre, avec les villes de Bâle, Berne, Soieure et leurs alliés ^ Enfin, le 21 octobre, Gabriel de Bernes signait, à Zoflngue, avec les Confédérés, un traité ratîQé, le 28, à Ensisheim, par le Dauphin^. Nous avons tout lieu de croire que ces dernières négodations^ furent surtout conduites par Gabriel de Bernes, le conseiller diplomatique de Louis. Cependant, le nom de Bueil figure au bas de Toriginal du traité, en tête de ceux des conseillers du Dauphin *. Quant aux ambassades, envoyées en Allemagne par le Roi et son fils, pour réclamer rexécution des promesses de l'Empereur et régler Tévacuation de l'Alsace, il est probable que d'autres occupations empêchèrent Jean V d'y prendre part*.

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