‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 90 sur 324 · Dép. de Benoist · texte numérisé non relu

Dép. de Benoist

6. Jbid., P. Just.j au 27 oct. 1446, ce texte déjà cité. Nous ne connaissions de ce document qu'une copie de Legrand (ms. fr. 6966, pages 38 et 50). M. de Beaucourt a bien touIu nous en indiquer l'original, que nous n'avions pu retrouver. — Benoist était au service de Bueil depuis 1430 environ.

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sérieuse considération, lors même qu'elles dépoétisait un peu le personnage du Jouvencel, il y a lieu aussi de suspecter d^exagération les dires d'un homme qui chargeait son anden maître, parce qu'il venait de le trahir.

D'après Benoist, de tous temps, Bueil aurait été tourmenté par son ambition et son amour de Tinlrigue : « Il ne soufiflrait homme avoir autorité par dessus luy. » Il youlait, à toute foroe^ arriver au pouvoir^ et lui et ses amis avaient déjà suhi diverses mésaventures à ce propos. Cette disposition ne faisant qu^augmenter avec Fâge, il était toigours plus échauffé en sa poursuite, écrivant à Pun d'une fkçon, à l'autre d'une autre, sans songer au règlement des comptes * .

A deux reprises déjà, on Pavait averti de prendre garAè. La première fois, c'était à Vienne, en Dauphiné '. Bueil était alors aux affaires avec Charles d'Anjou. Comme il consultait un religieux du couvent de Sainte-Colombe^, nommé Jean Canyvet, c docteur notable en astrologie, » celui-ci lui conseilla d'abandonner la cour, sous peine d'avoir le col coupé, dans un délai de dix ou quinze ans^. Sur quoi, Bueil déclara ce que, puisqu'il a avoit dix ans de terme, il ne luy en chaloit, et que, s'il ne faic soit ses besongnes en dix ans, dont il estoit en chemin^,... « jamais ne les attendoit faire. » Une seconde consultation n^ohtint pas une meilleure réponse ^. C'est sous le coup de ces prédictions sinistres que Bueil entrait dans la cabale ourdie par le Dauphin.

D'après Escouchy, dans la deuxième moitié de l'année 4445 et peu après la mort de la Dauphiné, un premier assaut avait

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