‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 97 sur 324 · Nous avons tu qu'il était, dès le 7 janvier 1447, à Lyon · texte numérisé non relu

Nous avons tu qu'il était, dès le 7 janvier 1447, à Lyon

2. y. Doclos, Hist. de Louis XI, I et IV. — Legrand, BisU ms. de Louis XI (ms. fr. 6960). — Vallet de Vir., 111, 102 à 110.

3. Benoist, 14. — Il était en compagnie de Mgr de Pckssavant (son beau-frère? époux de Marie de Bueil?) et de Waste (Howaste de Montespedon). — Après souper, Louis de Bueil, s'emparant de la torche de Benoist, se rendit vers Saint-Gatien, dans l'hôtel oii est madame Jehanne logée. Il s'agit ici ou de la femme de Jean V, Jeanne de Montejean^ on de la belle-mère de Louis, Jeanne de Tucé. — V. plus haut, p. liij, note 2.

4. Paiements faits à J. de Bueil, chevalier, conseiller et chambeUan du Roi, de 404 1. et 500 livres sur sa pension. 9' et 10* Comptes de /. de Xaincoins, receveur général (l*'oct. 1446-30 sept. 1448). Cabinet des titres, 685, f*** 110 et 121 (communie, de M. de Beaucourt). — Quittance de dix hommes d'armes de la compagnie de Bueil, pour leurs gages d'oct. à déc. Rodez, 19 déc. 1446. — Bueil avait le même commandement en sept. 1448. — V. plus haut, môme ch., p. cxxviij, note 4. — An premier abord, on ne s'explique pas très bien comment Bneil^ qae nous avons vu en disgrâce dans l'été de 1446, et conspirant encore à la lin d'octobre, pouvait, en ce môme mois, commander une compagnie pour le Roi ou recevoir de lui une pension. On peut cependant supposer que les gages seuls des hommes d'armes couraient à partir d'octobre et que Bueil ne prit le commandement de la compagnie, ou ne fut rétabli dans sa pension, que vers la fin du trimestre. Il est assez probable aussi, qu'après la trahison de Dammartin, Jean V, voyant le peu de succès de la conspiration, avait dû, dès le mois d'octobre, songer à faire son appointement avec le Roi. — V. les deux notes suiv.

5. V. ch. suiv., p. clj. — Tringant (XXXIX) s'exprime en termes flat-

1448] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. eût

Bueil ne songeait donc point à suivre son maître en exil. En 4447, il figure encore parmi les pensionnaires de Tbôtel du Dauphin; mais, dès 4448, il cesse d^en faire partie*. Cette rupture, qui alla dès lors s'aggravant jusqu^à la mort du Roi, eut sans doute pour cause principale révolution qui portait Bueil, comme bien d'autres, à se rapprocher des vainqueurs, tandis que ceux-ci cherchaient, par leur indulgence, à détacher du Dauphin jusqu'à ses partisans les plus compromis. Cependant on peut encore lui assigner un autre motif.

A cette époque, Jean de Bueil et sa famille étaient^ comme nous le verrons plus loin, en procès, avec d'autres cohéritiers, pour la succession de Béraud III, dauphin d'Auvergne^, succèssion à laquelle Jean V prétendait en qualité de fils de Marguerite Dauphine, sœur de Béraud. Parmi les terres réclamées par Bueil, se trouvait, entre autres, le comté de Sancerre, dont il fût, quelques années plus tard, mis en possession^.

Or, le 23 octobre 4448, le Dauphin Louis obtenait de Robert

teurs sur le compte de Brézé, qu'il considère comme un élèye de son maître, Jean de Bueil.

1. Bibl. nat., ms. fr. 6966, fol. 162 (Copie de Legrand). Maison du Dauphin ; Pensions à vie et à voulenté (1447). — Cette note a été publiée par les éditeurs des Lettres de Louis XI (l, 217). La pension de Bueil (2,000 1.) est la plus considérable de la liste. Parmi les pensionnaires figurent Yves de Scépeaulx, comme chancelier, Jean de Montejean, Amaury d'Estissac et Guillaume de Courcillon, comme chambellans. Martin Héron, le dénonciateur de Galchaut, demeura aussi en fonctions (de même en 1448, Ihid.y I, 32). En 1448, le nom de Bueil ne se trouve plus sur la liste des officiers du Dauphin (ms. fr. 6966, p. 220 à 224), ni dans divers extraits des années suivantes (Ibid., Comptes de Nicolas Erlant, trésorier du Dauphin. Copie de Legrand). — En revanche, nous avons vu (p. précéd., n. 4) qu'il figure, dès la fin de 1446 ou le commencement de 1447, dans les dépenses du Roi. Voici une autre mention datant de la même époque : « À mgr du Bueil, la somme de 2,200 1. t., pour argent preste au dit c seigneur, au jeu des festes de Noël, à Chinon, l'an 1445 ; de laquelle c somme le dit... Bueil n'a eu cédule, ne autre enseignement du dit sei- « gneur. » — Escouchy-Beaucourt, III, 257. Note tirée du ms. fr. 5537, fol. 4 (Rôle des dépenseSy daté du 26 mai 1447).

2. Mort sans enfants mâles. Sa fille unique, Jeanne Dauphine, épouse de Louis de Bourbon, comte de Montpensier, était morte, à son tour, sans enfants, en 1436.

3. V. plus bas, ch. z, et, II* volume, à V Appendice^ des détails sur ce procès.

dlTJ INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1416

Dauphin, évèque d'Albi, comte de Glermont et de Saneerre et frère de Béraud 111% par donatioo, la nue propriété des terrée auxquelles Robert prétendait, en vertu de ces titres '. Le Dauphin de Viennois devait payer les dettes de l'évêque d'Albi'. U s'engageait, en outre, à faire régulariser cet arrangement par le Roi, au point de vue des procès pendants en Parlement. Au nombre des conditions du marché^ se trouvait aussi, sans doute, la promesse d'appuyer Robert contre son compétiteur au siège d'Albi^. Celte donation, qui ne reçut, semble-t-il, aucun eflfet dans la pratique, n'en faisait pas moins de l'héritier du trône la partie adverse de Jean V *.

Un point reste en partie obscur dans la conspiration du Dauphin. Les conspirateurs en voulaient-ils à Tautorité du Roi luimême^ ou cherchaient-ils, seulement, à renverser un ministre qui leur déplaisait?

On aura remarqué la contradiction complète qui existe sur ce point entre la déposition de Dammartin et celle de Benoist. D'après les propos du Dauphin rapportés par le premier, c'est bien contre son père lui-même que Louis travaillait. Une fois le pouvoir conquis, il projetait même de conserver à Brézé sa situation. D'autre part, le confident de Benoist, Galchaut, croit tout le

1. Ce Robert est le même qui, nommé é vaque d'AU)i, par le pape, en 1434, en compétition avec Bernard de Casilhac (nommé par les chanoines et le concile), fit marché, un an après, avec Rodrigue et ses roatiers, pour rentrer en possession de son siège épiscopal. •— Quicherat, Rodrigue de VUlandrando, p. 126 et s.

2. y. P. JusL, au 23 oct. 1448. — Dans une 2* pièce datée du 26 oct, Robert cédait au Dauphin l'usufruit qu'il venait de se réserver contre une somme de 6,000 écus d'or une fois payée. — Bibl. nat., ms. fx, 6966, p. 190, 191 et 203.

3. Jusqu'à concurrence de 6,000 1. t. — D'après Duclos {Hitt. de Louis XI, I, 74), il s'agissait d'une pension de 6,000 écus d'or. Dans le cas où Louis serait mort sans enfants, les terres à lui cédées devaient faire retour à la couronne.

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