Comme l'avait été la Praguerie, en
cxlTiij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. 11447
pas, le cas échéaDl, de devenir le conseiller du fils, comme il est dégà celui du père ? Hàtons-nous de le dire, la rie honoraUe de Brézé * et sa fidélité ne nous autorisent pas à lui prêter de pareils calculs. Tout au plus, se montra-t-il indulgent envers des conspirateurs dont le chef était un futur roi de France '. Ce qui est certain, c'est que, si le Dauphin avait songé d'abord à se servir du Sénéchal*, il ne lui pardonna pas Téchec qu^il venait de subir, et sa haine se montra ouvertement peu après, dans Fafftdredellariette^.
Pour mieux faire comprendre la portée des événements que nous venons de raconter, il est nécessaire de consacrer quelques lignes à ce curieux incident, qui mériterait à lui seul une étude spéciale. En eflët, le procès de Mariette, qui entn^na pour le Ikvori une disgrâce momentanée et, disons-le, plus apparente que réelle ^, est étroitement lié à l'histoire d'une conspiration, dont il n'est que l'épilogue.
Guillaume Mariette, qui avait été d'abord Tagent secret et peu fidèle de Brézé auprès des princes et du Roi; ayant, à ce qu'il semble, passé au service du Dauphin, chercha à compromettre son ancien patron en lui révélant un soi-disant complot de l'héritier du trône ^. Louis espérait, sans doute, que son ennemi Brézé se hâterait de l'accuser auprès de Charles VIL U se réservait alors de prouver facilement la vanité d'une accusation forgée par lui-même. Mais le sénéchal, qui connaissait Mariette de longue date, évita le piège qu'on lui tendait. U n'ajouta aucune