Suit la procuration de Jean de Bueil (pièce précédente
350 PIÈGES JUSUnCÀTIVRS.
Soubzmeltant ledit procureur et sondit maistre, aveeqnes tous et chascuns les biens de sadicte procuracioDy ou poToir, juridicion et destroit de nostredicte court, quant à oest ftdt;
Lequel procureur confesse, de son bon gré, sans aucun pourforcement, avoir eu et receu, pour et ou nom de sondit maistn, de très hault et très puissant prince René, par la grâce de Dieo roy de Jérusalem et de Sicille, duc d'Anjou, par la noain de Guillaume de la Planche, demourant à Angiers, la somme de unze mil reaux d'or contens, pour le paiement etreooussedeta terre, chastel et seigneurie de Mirebeau, qui autresfolz avoit esté vendue et transportée audit seigneur de Bueil, par ftoe royne Yoland mère dudit prince, pour ladicte somme de unze mil reaux d*or, à puissance et faculté de resoourre ladicte terre et seigneurie de Mirebeau, par luy rendant et paiant ladicte somme audit seigneur de Bueil, dedens certain temps après ladicte vendicion faicte, le temps de laquelle rescousse dore encores, ainsi que plus à plain est contenu et puet apparoir par les lettres de ladicte vendicion sur ce faictes et passées.
De laquelle somme de unze mil reaux, pour ladicte rescousse, ledit procureur s'est tenu et tient, par devant nous, ou nom dudit seigneur de Bueil, pour bien paie et content, et tellement qu'il en a quitté, et par ces présentes quitte, pour et ou nom de sondit maistre, ledit prince et ses successeurs et aians cause, etc....
Donné soubs les seaulx establîz aux contrats de nostredicte court, le quinziesme jour du moys de mars^ Fan de grâce mil quatre cens quarente sept.
{Signé :) Giibert, Gautier, J. dk la Vigholle.
Angers, <5 mars <448. — Le garde des sceaux de la ville et ressort d'Angers donne acte à Guillaume de la CroiXy avocat fiscal et procureur de René, roi de Sicile et due d'Anjou^ des protestations par lui adressées par-devant notaire^ le mime jour, à Martin Morin, procureur de Jean V de Bueil; ledit de la Croix sommant ledit procureur et son collègue Maeé
Tiereelin (Tavoir à constater et réparer, à dire d'experts, les dommages causés par négligence aux bâtiments de In sei^ gneurie de Mirebeau pendant son occupation par le sire de Bueil*. (Arch. nal., P 4340, n*" 487.)
A tous ceulx qui ces présentes lettres verront et arront, le garde des seaulx establiz aux contrats de la ville d'Angiers et du ressort, pour très hault et 1res puissant prince le roy de Jérusalem et de Sicile, duc dWnjou, salut.
Savoir faisons que, le quinziesraejourdu moys de mars, Tan mil CCCC quarante-sept, en la présence de Macé Guibert, Jehan de la Vignolle, Macé Gaultier et Jehan Gallend, notaires jurés de la court desdiz contractz, furent et ont esté presens en ceste ville dWngiers, en la chambre du conseil dudit prince, honorables hommes Guillaume de la Croix, advocat fischal pour ledit prince et procureur d'icelui, d'une part, et Martin Morin, ou nom et comme procureur de noble chevalier, Jehan, seigneur de Bueil, ainsi qu'il apparut ausdiz notaires de sa procuracion.
Lequel Guillaume de la Croix, pour et ou nom dudit prince, dist et protVera audit Martin Morin, procureur dessusdit, les paroUes qui s'ensuivent ou autres semblables en eiïect et substance : « Martin , autresfoiz la royne de Sicille Yoland , dont a Dieu ait Tame, fit vendicion et transport audit seigneur de a Bueil, vostre maistre, de la terre, seigneurie et appartenances « de Miret)eau, pour la somme de unze mil reaux d'or, o grâce « et faculté de icelle terre, o ses appartenances, rescourre dedens « certain temps, par luy rendant et paiant ladicte somme de « unze mil reaux ; laquelle somme vous avez prinse et receue « pour et ou nom dudit seigneur de Bueil, pour la rescousse « d icelle terre et seigneurie de Mirebeau; et de ladicte somme « avez donné quittance audit prince. Toutesvoiz, oudit contract « de vendicion faisant, fut dit, et est faicte expresse mencion « en icelui, entre autres choses, que ledit seigneur de Bueil € devoit tenir en repparacion de couverture le chastel et maic sons oudit lieu de Mirebeau, et en oultre devoit mettre et « convertir en autres repparacions neccessaires dudit chastel et