Orcières (Uautes-Alpes
384 PIÈGES JUSTIFlGATIVIfig.
touteville^ à propos des affaires de Savoie^. (Bibl. nat., ms. fr. 481)83, p. 54. Copie du temps. Papier.)
Maisire Jehan Vaieran, trésorier d'Avrenches, examiné par monseigneur le chancelier en la présence de moy, Adam Robuit, notaire et secrétaire dudit seigneur, le xxij« jour dudit moya de janvier, après le serment par lui solempneilement fait la main au piz de dire vérité, dit que ou moys d'octobre monseigoeor le cardinal d'Estouteville, son maistre, ala en Savoye quérir monseigneur le duc de Savoye pour venir devers le Roy. Et comment ilz estoient à Lyon, en Tostel du collecteur, ung dimanche matin, s'en vint mondit seigneur de Savoye en la chambre de mondit seigneur' le cardinal et lui dist : c Monaei- « gneur mon cousin, il me semble, et bien m^en avez inrormé, « que c'est très bon signe de tout qu'il plaist à monseigneur le « Roy que je voisse devers luy et, par ma foy ! je le ferois a voulentiers; mais mon partement a esté si hastirque je n'ay a pas peu disposer de beaucoup de choses comme j^eusse bien « voulu. Et cncores suis plus content de ce qu'il a plu à mondit a seigneur le Roy envoyer jusques îcy monseigneur son admi- « rai et son grant maistre d'ostel. Par quoy je suis délibéré de « luy^ faire quelque gratuité, afin qu'ilz aient meilleur cou- « rage en la conduicte de mesdictes affaires envers mondit sei- « gneur le Roy et à tousjours; car je ne croy point, attendu œ « que m^avez dit, que ne m'en retourne bien content ; et je suis a du tout délibéré toute ma vie, s'ainsi est, de bien garder et « entretenir Tamour de mondit seigneur le Roy. Et aussi on « m'a dit beaucoup de bien d'un nommé le seigneur de Ville- « quier, qu'il est un très bon preudhomme, et très sage et preu- « dhommc de son aage, et que mondit seigneur le Roy l'a nourry, tf par quoy il mc! semble que le doit mieulx cognoistre. El certes, <( mon cousin, vous savez, en toutes cours faut-il moiens. Et je « sray (jue on a donné moult de choses à entendre, de moy, « (|ui ne valent gueres, à mondit seigneur le Roy, lesquelles ne a se trouveront jamais véritables. Et, à celle fin, je veuil yci leur a faire une obligacion où vous serez présent ; car je n'ay pas