Ou plutôt de BeuU. V. plus haut, vol. I, p. ij
i2i PIÈCES JUSTIFICATIVES.
IjPs comtes (te Bueil, à l'exemple de tous ceux qui sorioient des maisons souveraines, prirent le nom de leur apana^ qalb ont conservé dans leur maison jusques à ce qu'elle «oit tombée en quenouille, et une seule fille, qui hériU»it dudil oomle de Boeil. fut mariée à la maison des (irimaldi, à la charge que le seeood ou troisième Va qui sorliroit de ce mariage porteroît le nom de Bueil, sans emporter la sus<lite comté, laquelle demeura à son aisné et a esté toujours depuis possédée par les Grimaldi, qui ne laissent de nous advoucr pour leurs parens, aussi bien que les princes de Monaco, encore que nous portions de difTêreoU noms.
r.o cadet des (irimaldi et de la fille du comte de Bueil Tînt service du roy de France; il y a environ de cinq ou sii cents et ( jsier a remarqué, en sa ^'énéalogie, qu'il y fut plus ]M»ur sa naissance que |)uur ses services ny ex|>eriences, et que d'abord, quoiqu'il fust encores fort jeune, on lui donna des charges et gouvernemens aux pays du Languedoc et Guienoe,ou la maison fKirut quelques siècles, et il y a encores une chapelle, dont nous sommes présentateurs à Chastcau-Sarazin*. fundée l>ar un seigneur de Bueil pour rendre grâces à Dieu de la vi^ loire qu'il y gaigna contre les Sarazins en ce pays là, que j'aj pn'rsentéc depuis six ou sept ans comme curateur de monsieur de Bueil.
Enfin, comme toutes les choses changent, la maison de Buâl se vint h.ihituer en Tnurraine, ou elle donna son nom à un villa^'e, il y a envin»ii d** (juatre cents ans', et on ne fieut se son* venir (|uel nom il avoil auparavant. Tout le revenu <le ce village a este employé â fon'Ier un chapitre coni|)osè de six chanoines et un do\en« chantre et rnfans de cœur, le tout de valeur de mx mille livres. tVe<*t l'ii ce inrsme village où e>t la se|»ultnre de» seigneurs lie Bufil en deux carrés, l'une |iour les comtes de San* cerre aisiie-^, a la main droitte, et l'autre |)our les seigneur» de Fniiiaiiie— iSueil, a la tn.iin lmucIic, dont mes ancpstrrs se sont s(T>i jusques a ce qu'IN en ayciit fait Tain* une autre, en l'église
t. fjiHtcUiirraziii.
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du bourg Neuvi, paroisse de Gbasteau du Bois, à demie heure dudit BueiP.
Ceux qui sont plus sçavans dans les généalogies que moy disoient avoir remarqué des seigneurs de Bueil dans tous les siècles, depuis Louis le Gros. Pour moy qui n'ay guerres leu les histoires anciennes, je n'ay fait ceste remarque que depuis la bataille de Creci, que perdit Philippes de Valois contre Edouard, roy d'Angleterre, où Ton voit qu'un seigneur de Bueil fut tué à Tavangarde.
Ce qu'il y a de plus illustre à la maison de Bueil ce fut un Jean de Bueil soubs Charles septiesme, qui fut mareschal de France^ et puis admirai, et commanda en 4435'rarméenavalle, composée de trente vaisseaux, devant Blayo^, pendant que le comte de Dunois Tassiégeoit par terre*. Ce mesme Jean de Bueil, admirai de France, prist le seigneur de la Trémoille, favori de Charles septiesme, et le passa au milieu de touttes les gardes et remmena dans son chasteau de Montrésor, qui estoit pour lors de nostre maison, disant qu'il ne faisoit rien que bien à propos pour le bien de Testât et qu'il emmenoit ledit seigneur de la Trémouiile parce qu'il estoit trop puissant dans Tesprit
du Roy.
n se trouva encore un Louis de Bueil, comte de Sancerre, qui defiendit Saint-Disier contre Tempereur. Cette histoire est assés connue.
Pour ce qui est de la maison de Fontaines, d'où je suis sorti par les fllles, on dit qu'elle vient d'un seigneur de Fontaines, grand justicier, en réputation de fort homme de bien, que saint Louis mettoit en sa place, quand il estoit las de tenir sa justice.
Le plus illustre de cette maison ce fut Guérin de Fontaines qui desfil les Anglois au Veil-Baugé. Ceste histoire ce trouve dans Belleforest, qui remarque que l'armée des Anglois estoit douze mille hommes, commandée par un duc dont je n'ay pas
1. C'est à Neuvy et non dans la collégiale de Beoil que Racan a dû être eolerré.