Blackburn
?. Voyez t. I, p. XYii, note 2.
3. Henri de Villoblanche , seigneur de Broon, capitaine de Rennes, grand maître d*h6tel de Bretagne. Il fut accusé d'ayoir pris part à l'assassinat de Gilles de Bretagne (voyez D. Morice, Histoire de Bretagne, à la table ; Bibl. nat., ms. franc. 8819, fol. 51; Areh. nat., X*« 1483, fol. 209 v»; chronique de Guillaume Gniel, dans le Panthéon littéraire, p. 381).
\, Voyez t. I, p. XVII, note 4.
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batre ledit sire de Talbot aux champs, ledit Talbot entra par le chasteau, rua jus le guet des Fraoçoys, et regangnerent ia ville par ce moyen ; et fut la chouse si composée de la sallie des Françoys et de Fentrée des Anglois que, s'il y eut eu ung quart d'heure de distance, les Ânglois n'y eussent jamais entré. Mon maistre, le sire de Bueil, se print par le poulce en prenant la chaine du pont, et y eut de grans armes faictes pour le rescourre ; touteffoys, grâces à Dieu, rescoux fut*.
X. — Tantost après le conte de Salbry marcha en Beaulce et print Yen ville, Baugency, Mehung-sur-Loire et Gerguiau; puis mirent le siège à Orléans', qui dura depuis le moys de septembre, jusques à la fin de juiiig ensuivant. Et, au commancement du siège, le conte Salbry fut tué d'un canon, et fit Dieu grant bien aux Françoys de le laisser tuer. La première sepmainc de caresme ensuivant, les Anglois venoient à puissance avitailler leur siège d'Orléans. Pour ce que c'estoit en caresme et qu'ilz amenoient force harens, elle fut nommé la Jornée du haren ; et là furent rencontrez en la Beaulce par le duc de Bourbon, le viconbe de Thouars, le conte de Dunoys, le sire de Dorval, lieutenant d'Anjou et du Maine, messire Jehan Stuart connestable des Ëscossois et son frère, le mareschal de
1. Voyez, ])Our ce cuup de main sur le Mans, en 1428, notre t. I, p. xvii-xix et notes.
2. Pour tous les ('véncments du siège d'Orléans, Toyez ce que (Ut notre collaborateur dans son Introduction biographique, t. I, p. xxn ot suiv. — Le siôge de Crathor, raconté dans le Jouveneel (1I« partie, ch. iv; voyez plus haut, t. I, p. 77-92), est en partie le récit du siège d'Orléans, comme Tringant va le dire plus loin, SS \Vï et XVII.
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Boussac, messire Loys de Gulant, admyral de France, Lahire, Poton et plusieurs seigneurs, chevaliers et escuyers; desquelz, par leur oultraige et pour marcher à qui iroit le premier, furent mort le sire de Dorval, le connestable des Escossois et son. frère Alixandre Stuart et bien quatre cens chevaliers et escuyers, qui furent tuez en leur compagnie, pour ce qu'ilz aloient sans ordre et en deprisant leurs ennemis. Le surplus s'en retourna à Orléans ; et de là s'en allèrent le duc de Borbon, le viconte de Thouars et autres seigneurs, chevaliers et escuyers en leur compagnie et ne demoura que la garnison acoustumée, dont mon maistre fut ung.
XI. — Peu de temps après ceste bataille perdue, vindrent nouvelles au bon roy Charles de la venue d'une Pucellc gardant les bestes, qui disoit qu'elle le venoit secourir et estoit, par son dit, couroucée qu'elle n'esloit venue plus tost, pour ce que la besongne qui avoit esté aux Harens fust advenue au prouffit du Roy et de tous les François ; mais je croy que Dieu voloit qu'il fust ainsi pour mieulx montrer que riens ne peult sans luy. Elle fut esseyée à mettre les vivres dedans Orléans pour secourir la ville qui en avoit neccessité, où nul ne se osoit entremettre de ce faire. Monseigneur de Dunoys conduisoit le faicl de la ville; Lahire saillit aux champs et mon maistre avec luy; et vint le sire de Raiz, qui amena une belle compagnie d'Anjou et du Maine pour acompagner la Pucelle. Et, pour abréger, les dessus nommez furent envoyez avec elle pour en advenir ce qu'il pouroit et en faire l'essay ; car de tous points la chouse scmbloit estrange
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et gueres de gens ne s'i voloient^ trouver. La viUe fut avitaillée et se conduisit tellement la Puoelle que chacun congnut que c'estoit une chouse de la graœ de Dieu et print fiance en elle.
XII. — Après cela vint le temps qu'il fallut que la place fut secourue. Par la volenté de Dieu, la Puoelle marcha et vint secourir la ville, print et leva aucunes bastilles; mais touteffoys demeura la puissance des Anglois fortifiée en ung lieu nommé Sainct-Laurens. Et, pour ce qu'ilz congnurent que leurs vivres ne leur pouroient fornir jouxte la puissance des Françoys, ih délibérèrent de marcher et d'eulx en aller. Et y estoît le conte de Sifior, le sire de Talbot et autres chefe du royaulme^ d'Angleterre. Et, pour ce qu'il estoit dimanche, la Pucelle n'estoit pas d'opinion qu'on les comhatist; mais aucuns compagnons les chevauchèrent tellement que, quant ilz arrivèrent en la ville de Meung, ilz estoient hors d'aleyne; car la pluspart estoient à pied ; et chascun mist peync de gaigner la ville. Et, pour ce, n'est tel que d'assaillir gens quant ilz sont près de leur retraicte ; chascun quiert de se sauver. Vray fut que aucuns volurcnt charger à ung passage, qui furent prins. Et, pour ce, est-il dit ou Jravencel que, à la retraicte que fit le duc Baudoyn à Grathor, Gonyn fut prins et autres^. Aussi avoit dit la Pucelle qu'il estoit dimanche et qu'on ne les debvoit point assaillir. Si ceulx qui furent prins avoient nom Gonyn ou autrement, je n'en sçay ryen; vray est