et il a tout fait à Jérusalem
comme font les nations dans les villes à leurs dieux (3).
(1) Traduction légèrement retouchée d'après Le Messianisme..., p. 230.
(2) Le grec èv ôp7^ xâXXou; aûroù, « dans la colère de sa beauté », ce qui est inintelligible. Nous hasardons une restitution en conjecturant pour l'hébreu imNSnb ^lî^l, le second mot pouvait ôtre traduit y.âlloz le premier être pris dans le sens de ^^IN « colère ».
(3) Gebhardt conjecture Toïï crôévouç, « dans les villes conquises », mais le texte est excellent.
*^^à IX- LE MESSrATJISME DAVtDÎOUE.
ÀXL moment où l'auteUr écrivait, il me savait pas encore la mort de Pompée, et me prévoyait pas le redressement d'Antigone. Le général romain est entré dans le Temple «û étranger, on dirait presque en itoariste qui garde le chapeau sur la tête au Saint-Sépuicre, parce qu'il n'a aucune idée de la sainteté du lieu. Un dieu étrauger n'existe pas pour lui, non plus que les dieux d'une ville d'Asie conquise, qui font figure d'objets d'art — d'un art grossier. iLes Asmonéens, Aristobule et son fils Aintigone, ont été emmenés en Occident, et traînés derrière un char de triomphe au Capitble. Hyrcan n'est plus qu'ethnarque; le trône de David est donc vacant. Mais il importe, cette fois encore, de justifier le jugement de Dieu contre les monarques déchus et contre le parti des Juits influencés par les païens, en rappelant leurs persécutions contre les saints du Seigneur. Cela s'est passé au temps d' Aristobule, et on se souvenait d'une situation pire encore sous Alexandre Jannée, entouré de Sadducéens et de mercenaires :
13. Et les flls de raliïance au milieu d'un mélange d'étrangers avaient la haute main sur eux; et il n'y avait parmi eux personne qui pratiquât à Jérusalem la charité et la vérité.
16. Ceux qui aimaient les assemblées des saints ont fui loin d'eux ; comme des passereaux ils ont été emportés de leur nid .
17. Ils ofit erré dans les. déserts pour sauver leur vie du péril; on était heureux dans un groupe de fugitifs si quelqu'un avait sauvé sa vie de leurs mains ;
18. les impies les ont dispersés sur toute la surface delà terre. Car le ciel a cessé de distiller la pluie sur la terre,
19 les sources perpétuelles de l'abîme coulant des montagnes élevées se sont taries. Car il n'y avait parmi eux personne qui pratiquât la justice et l'équité ;
20. depuis le chef jusqu'au petit peuple on péchait de toute manière :
le roi était transgresse ur, le juge sourd aux bonnes raisons, le peuple pécheur.
On remarquera que, uniquement préoccupé des monarques, le psalmiste n'a fait aucune allusion à des fautes des prêtres dans le culte. C'est la royauté qui a été coupable. Voici maintenant la péripétie :