IMMIGRANTS ACTIFS ET IMMIGHANTS PASSIFS
Les deux espèces d'émigrants — ceux qui ont une profession et ceux qui n'en ont pas — ne jouent évidemment pas un rôle égal dans le mouvement migratoire, et ce ne sont certainement pas les sans-profession qui ont le. rôle pi'incipal. Le mari, le père de famille avant réussi to make a iiving en Amérique, fait souvent venir sa femme, ses petits enfants, quelquefois même ses vieux parents. Il arrive aussi que les membres de la famille accompagnent immédiatement le père qui émigré. Mais, qu'ils l'accompagnent ou qu'ils aillent le rejoindre après un certain temps, ce sont toujours les membres économiquement [)assifs de la famille qui suivent celui qui leur gagne leur pain là où il a réussi à uliliscrsa force de travail, et non pas le contraire. Les individus sans profession ne sont donc pas les promoteurs du mouvemenl migratoire, ceux qui fraient la voie, qui déterminent la direction : ils sont [)lulôl ce que les Allemands .'ippcllent li'S Mitl'iufcr de ce mouvement. Les tMiiigranls ('coD'/iJiit/i/eiiw)!/ acA'iïn forment, eu grnèral, la partie active de la masse (|ui émigré ; ceux qui sont éconoiiiiquemi'iil |»assifs le sont aussi en tant i|u"énugrants. ( i'est donc sur les émigranls économicjuemenl actifs que nnus devons surtout [lorter notre attention. D'ailleurs, bien que leur pro|)oiti()n soit très léduite chez les.luifs, ils v eompreimeiil cm-oie la inajeun' [i.irtie ("jo (I/O) des émigranls. Leur iiomlire absolu, jiri's <k' liOOJKH^ {■V-iU .'Jf'tl , en 12 <initrr.\, soit .VK(f<f(f ru Dioi/eiiue /xir an. est si c<)nsidéral)le qu'ils méritent bien d'être examinée de plil^ |)l es.
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