IV. e
pjtoyabk', incessamment altéré des larmes de l'humanité, se trouvait ainsi habiloment sauvé aux yeux de M. Hardy, dont les géuéreux instmcts subsistaient toujours. Bientôt cette âme aimante et tendre, que ces prêtres indignes poussaient à une sorte de suicide moral, trouva un charme amer à cette fiction : que, du moins, ses chagrins protiteraient à d'autres hommes. Ce ne fut d'abord, il est vrai, qu'une fiction ; mais un esprit affaibli qui se complaît dans une pareille fiction l'admet tôt ou tard comme réalité, et en subit peu à peu toutes les conséquences.
Tel était donc l'état moral et physique de M, Hardy, lorsque, par l'int'rmédiaire d'un domestique gagné, il avait reçu d'Agricol Baudoin une lettre qui lui demandait une entrevue.
Le jour de cette entrevue était arrivé.
Heux ou trois heures avant le moment fixé pour la visite d'Agricol, le père d'Aigrigny entra dans la chambre de M. Hardy.