EN 1810, MOROK EST IDOLATRE ; IL FUIT DEVANT LES BÈTES FÉROCES
Dans le second compartiment, Morok, candidement revêtu de la robe blanche de catéchumène, est agenouillé, les mains jointes, devant un homme portant une longue robe noire et un rabat blanc ; dans un coin du tableau, un grand ange à mine rébarbative tient d'une main une trompette et de l'autre une épée flamboj-ante ; les paroles suivantes lui sortent de la bouche en caractères rouges sur un fond noir :
MOROK^ l'idolâtre, FUYAIT DEVANT LES BÈTES FÉROCES ; LES BÈTES FÉROCES FUIRONT DEVANT IGNACE MOROK, CONVERTI ET BAPTISÉ A FRIBOURG
En effet, dans le troisième compartiment, le nouveau converti se cambre, fier, superbe, triomphant, sous sa longue robe bleue à plis flottants ; la téie altière, le poing gauche sur la hanche, la main droite étendue, il semble terrifier une foule de tigres, d'hyènes, d'ours, de lions, qui, rentrant leurs griffes, cachant leurs dents, rampent à ses pieds, soumis et craintifs.
Au-dessous de ce dernier compartiment, on lit, en forme de conclusion morale :