SCÈNE III
SATAN, SARTINES, La Marqüise de POMPADOUR.
SATAN, seul. Il est capable d’aller à pied pour aller plus vite. {A part.) Ah ! la marquise de Poinpadour.
M"' DE POMPADOUR. Bonjour, mon cher abbé. Voilà monsieur le lieutenant de police qui nous amène quelque chose de bien extraordinaire, une religieuse morte, à ce qu’on prétend , dans le treizième siècle ; elle est là.
SATAN. Que dites-vous?
M”' DE POMPADOUR. Oui , avec le marquis de Néri et le coadjuteur de Strasbourg. Il paraît que cela n’est qu’une jonglerie de physiciens, une scène convenue. Le roi peut s’en amuser un moment ; car, en vérité , il me désespère , et pour conjurer l’ennui qui commence à s’emparer de lui , je ne sais plus à quels saints me vouer.
SATAN. Monsieur le lieutenant de police et moi nous serons ces saints-là ; n’en invoquez point d’autres. Voilà M. Lebel, le valet de chambre du roi.