SCÈNE IV
Les Mêmes, NOEMA, le Lévite, Convives, Choeur de Lévites et de Jeunes Filles.
Noéma est oêtue de blanc ; elle est couromtée de roses. On dresse la table du festin.')
CHCÆUR.
Iteviens vers ton éiioiix.
Epouse jeune et belle ,
Comme U fleur nouvelle ,
Aux parfums purs et <lou Son cœur palpite,
.Son sein s’agite ,
• En vous s’irrite
Une chaste ardeur ;
Tout vous en presse ,
Avec ivresse ,
De la tendresse Goûtes le bonheur.
ISAAC , embrassant sCt femme. Ma bien-aimée ! Oh ! .que ce moment est beau , qu’il est doux à mon cœui' I
NOÉMA. Ton bonheur est le mien, ta joie, est la mienne ; tout ce que tu éprouves, ta femme l’éprouve comme toi-même.
RACUEL. Allons, Skiions, le festin est servie que l’on se mette à table, (,c/« léoite.) Placez vous ici, vous, ministre du Très- Haut, qui devez présider à cette fête et la sanctifier Iil’épouse à votre droite et la vieille Rachel à votie gauche. , ^
NOÉMA , à Isaac, lui présentant la manne que tient la matrone. Embrasse ta fille.
ISAAC , embrassant l’enfant. Enfant , enfant ! doux trésor de mon cœur , je ne sais si tu es appelée à faire ma félicité, mais je jure de ne vivre que pour la tienne. , ,, ,
NOÉMA. Elle fait un mouvement : on dirait qu’elle a compris tes paroles. , , . ^ ^
LA MATRONE. C’est la vérité.
ISAAC. Oli ! non , non , elle me repousse.
RACHEL. Allons, plaçons-nous! ^
( On prend place autour de la table; le chœur se* tient debout ; la matrone sort avec l'enfant. }
CHOEUR
Comme sur nos bords montueux , L’humble vigne au palmier s’enlace ,
Et du bel arbre qu’elle embrasse 1 Orne le tronc ma)cstueux.