‹ Le juifChapitre 242 sur 312 · RÉSUMÉ-CONCLUSION · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ-CONCLUSION

Les documents qui se sont réunis dans ces dernières pages sont d’un intérêt incomparable, et nous y retrouvons tout entier le livre que nous venons d’écrire , non plus à l’état historique, mais h l’état d’être vivant. Les faits ’a peine croyables que nous avons énoncés et que des témoins em- |H)rtés par la mort ont affirmés de siècle en siècle, mais que pouvaient nous contester une foule de gens incapables de juger des questions d’histoire, parce que leur éducation libéràtre les a sevrés d’une saine critique; ces mêmes faits , les voici de nouveau sous nos yeux. Les voici, non plus d’autrefois, non plus d’hier, mais tels que les produit le moment actuel, l'heure qui est en voie de s’écouler. Ou plutôt voici le Juif lui-même, voici le Juif en action devant

nos ycux^ le Juif antique et pur sang, le Juif indélébile, celui qui formera jusqu’aux derniers jours du judaïsme K l'indestructible noyau » de la nation. Nolis le trouvons k l’œuvre comme au moyen âge, c’est-k-dire en train de dévorer un peuple et tout commentaire est inutile k qui le voit opérer. Le voyez-vous, l’entendez-vous, et, parce qu’il a provoqué de cruelles réactions, qui ne le prendrait pour une innocente victime? Il se plaint, gémit, soupire, se lamente, et mêle aux cris de la douleur les cris de la fureur; il remplit, il étourdit le monde d’incriminations qui, dans sa bouche même, se heurtent aux démentis qu’il s’inflige; il accuse de l’égorger des hommes que le peuple qu’il dévore n’accuse que de le ménager; il double ses supplications de l’insolence de ses menaces; il appelle a lui pour le soutenir ses compatriotes du dehors ; il exige, en invoquant ce qu’il appelle ses droits, l’intervention des pcujilcs étrangers; son verbe impérieux réclame la protection souveraine des souverains de ces peuples; il traite leurs princes de puissance k puissance; il leur parle du ton que se permet le supérieur en s’adressant au subordonné dont l’obéissance hésite; il ose, k la face de l'Europe libérale, il ose les sommer de briser k son profit la liberté de la presse et la liberté de la tribune ; ces libertés qui, partout ailleurs, sont dans sa bouche la personnification du progrès social, et pour lesquelles il arme toutes les milices que toutes les sectes occultes ou patentes des révolutions mettent d'un bout k l’autre du monde 'a son service!

Voilà ce que nous fait voir et entendre, voilà ce que nous fait toucher du doigt et de l’œil le théâtre où nous avons transporté le lecteur, et sur lequel c’est le Juif lui-même qui se produit; où ses actes se mêlent à sa parole, et où sa triste et dramatique personne nous donne, au beau milieu du dix-neuvième siècle, le spectacle complet et perfectionné <lu Juif son père au moyen âge !

< Manifeste des trente et un députés de la Roumanie, pièce admirable et officielle.

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