L'OBSERVANCE DU DIMANCHE ET LES JUTFS
Une chose qui s'impose à l'attention publique, c'est la situation privilégiée des Juifs, en ce pays chrétien, par rapport à l'observance du dimanche.
La loi civile, d'accord avec la loi religieuse, défend le travail du diuianehe. Et, tout le monde y est soumis, excepté. . . .les Juifs.
Oui, les Juifs ont le droit de travailler le dimanche, de tenir leurs boutiques, leurs fabriques ouvertes et d'y faire travailler les chrétiens qu'ils emploient, les chrétiens qui ont le malheur de les avoir pour patrons.
Outre que ces ouvriers chrétiens sont ainsi forcés de chômer le samedi, car les Juifs se reposent ce jour- là, ils se trouvent en face de cette alternative : ou travailler le dimanche pour conserver leur emploi, ou s'abstenir du travail et perdre cet emploi pourtant nécessaire à la subsistance de leurs familles. [; > '•
C'est ainsi que les ouvriers chrétiens que les circonstances obligent de travailler pour des Juifs sont condamnés à ne plus voir l'église, pour ainsi dire, et à ne plus participer aux offices paroissiaux.
Voilà qui est odieux et immoral. Et la loi qui permet cela est odieuse et immorale et ce privilège, accordé aux Juifs, est odieux et immoral.
Nulle part au monde, à tout le moins dans aucun pays chrétien, le privilège monstrueux de donner le scandale de travailler le dimanche n'est accordé aux Juifs.
Le Canada est un pays chrétien. On y est catholique, protestant ou schismatique, mais on y est chrétien. Le peuple est chrétien, les législateurs sont chrétiens, le gouvernement est chrétien, et la loi doit être chrétienne.
Or, notre loi de l'observance du dimanche, en tant qu'elle concerne les Juifs, n'est pas chrétienne mais antichrétienne, juive. Et il est temps de commencer une agitation par tout le pays pour faire abroger cet article immoral de notre code, qui place les Juifs au-dessus de la loi commune, fait de leurs ouvriers chrétiens
quasiment des bêtes de somme, et est une honte et un déshonneur pour le Canada.
Nous sommes chez nous, ici. Nous sommes chrétiens et nous voulons vivre comme des chrétiens doivent vivre. Nous voulons pouvoir
sanctifier, tout à notre aise, le saint jour du dimanclie, et nous avons le droit d'exiger que la loi de notre pays nous protège dans l'exercice de ce droit de citoyen, de ce devoir de chrétien.
Et, telle qu'elle est, la loi, au lieu de nous |)rotéger, nous les ouvriers, nous asservit aux Juifs.
Pas de privilèges pour les Juifs plus que pour nous, chrétiens, Que la loi soit la même pour tous. Que les boutiques des Juifs, que les manufactures des Juifs, que les chantiers des Juifs soient fermés le dimanche comme les boutiques, les manufactures et les chantiers des chrétiens.
Nous demandons à tous les journalistes chrétiens, catholiques et protestants, de se joindre à nous pour réclamer, à cor et à cri, à temps et à contre-temps, maintenant et toujours et sans cesse, l'abrogation de l'article de notre
code qui permet aux Juifs de travailler le dimanche et d'asservir nos ouvriers.
Nous demandons à tous les journalistes catholiques d'organiser un mouvement de pétitionnemeat général, et de faire en sorte que les pétitions parviennent aux Communes durant la présente session.
Baptiste Ouvrier.
A Saint-Roch même, le travail du dimanche que cet écrivain dénonce avec tant d'éloquence et de raison se pratique par les Juifs. Il y a tel atelier de confection, au No 115|- ou 117 de !a rue Sc-Joseph, où, des témoins dignes de foi me l'ont affirmé avec une généreuse indignation, on travaille habituellement tous les dimanches de l'année.
C'est un premier empiétement du Juif sur nous: allons-nous être assez veules, assez mous pour la subir sans protester ?
Continuerez-vous, mesdames, à acheter de ces Juifs des vêtements qu'ils ont confectionnés le dimanche, au mépris de notre sainte religion dont ils se moquent déjà sans brait en attendant qu'ils la puissent outrager ouvertement sans danger?
Continuerez-vous, messieurs, à leur louer ou, ce qui est un mal encore plus grand à leur vendre vos maisons pour leur permettre ainsi de prendre pied chez nous, et les aider par là à réaliser le rêve qu'ils caressent de nous asservir ? La patrie inquiète attend votre réponse.
J. ED. PLAMONDON